General Electric : le site de Belfort ne "fermera pas", assure le directeur général France du groupe

General Electric : le site de Belfort ne "fermera pas", assure le directeur général France du groupe
Sur le site de Belfort, en 2015.

, publié le dimanche 02 juin 2019 à 09h07

Le groupe américain envisage plus de 1000 réductions de postes, dont la grande majorité sur son site de Belfort. Hugh Bailey, le DG France du groupe, assure vouloir maintenir l'activité à Belfort. 

Le site de General Electric à Belfort "ne fermera pas" a affirmé dimanche 2 juin au Journal du Dimanche, Hugh Bailey, le directeur général de General Electric France depuis deux mois. L'entreprise américaine a annoncé en début de semaine vouloir supprimer au maximum 1.044 postes en France, en majorité sur son site de Belfort. 

"Je veux être clair, Belfort ne fermera pas. Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des compétences d'excellence", a assuré Hugh Bailey. Selon lui, son rôle est de "développer l'activité française et de la promouvoir à l'étranger". 

Hugh Bailey dément le fait que le gouvernement ait demandé au groupe américain de retarder l'annonce du plan social après les élections européennes : "Non, c'est une décision difficile du groupe. Il n'y a jamais de calendrier optimal." Plusieurs élus d'opposition avaient ainsi accusé le chef de l'Etat d'avoir fait retarder l'annonce de ces suppressions avant les législatives

"Nous avons 16.000 employés en France, c'est plus que certaines entreprises du CAC 40, sur 20 sites industriels. Nous exportons 90 % de notre production depuis la France. Nous y avons des compétences uniques. La France est stratégique pour GE", explique-t-il dans cette interview. 

Diversifier dans la fabrication de pièces aéronautiques? 

Selon Hugh Bailey General Electric fait face à un "problème de surcapacité". Le site de Belfort dont l'activité repose sur la construction de turbines à gaz a encore un avenir, mais l'usine devra "s'adapter", selon le patron de GE France, qui évoque plusieurs pistes de diversifications. Parmi ces pistes "les énergies renouvelables qui se développent rapidement", mais aussi le "stockage d'énergie, qui prendra une part importante dans l'avenir".



Ainsi, le directeur général explique également que l'usine pourrait se diversifier dans "la fabrication de pièces aéronautiques", car "dans les turbines à gaz, il y a des similarités avec les moteurs d'avion".


Mais, ces projets n'empêcheront pas la mise en oeuvre du plan de départ, reconnaît M. Bailey, "mais cela donne des perspectives et montre que nous voulons maintenir l'activité à Belfort", et assure que l'entreprise "responsable" se montrera "exemplaire". 

Passé du secteur public au privé, le patron de GE France dément avoir eu un impact sur le pilotage de la vente d'Alstom à General Electric qui s'est déroulée au moment où il travaillait dans les cabinets d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et d'Emmanuel Macron, ministre de l'Économie. "Je n'ai pas travaillé sur le dossier de la vente de la branche énergie d'Alstom, qui était hors de mon champ de compétence", indique-t-il.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.