Gendarmes tués dans le Puy-de Dôme : un hommage rendu par des policiers irlandais

Gendarmes tués dans le Puy-de Dôme : un hommage rendu par des policiers irlandais
Des fleurs à l'entrée de la gendarmerie d'Ambert.

, publié le samedi 26 décembre 2020 à 09h25

Des policiers irlandais de la ville de Kildare ont rendu hommage sur les réseaux sociaux aux trois gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre.

Dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre, trois gendarmes ont été tués à Saint-Just, dans le Puy-de Dôme, alors qu'ils intervenaient pour porter secours à une femme menacée par son compagnon, découvert mort quelques heures plus tard près de son véhicule. Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables sur les gendarmes.


Hors terrorisme, "c'est l'un des événements les plus tragiques" de l'histoire de la gendarmerie, a rappelé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, venu sur place le jour même apporter son soutien aux camarades des victimes, à leurs veuves et aux quatre enfants désormais orphelins de père.

"Soutien et prières aux collègues, aux familles et aux amis"

Et le drame a ému jusqu'en dehors de nos frontières.

Comme l'a noté France Bleu, en Irlande, un hommage a été rendu aux trois gendarmes par des policiers de la ville de Kildare jeudi 24 décembre. "Des officiers de la Garda à Naas envoient leur soutien et leurs prières aux collègues, aux familles et aux amis des trois gendarmes qui sont décédés tragiquement alors qu'ils étaient en service", peut-on lire dans un message posté sur Facebook et écrit en Français.

"Le drapeau de l'ASM Clermont Auvergne et les maillots de rugby d'Irlande, Leinster et Munster représentent la camaraderie et les liens entre les supporters de rugby de cette région et ceux d'Irlande qui se sont formés grâce au jeu de rugby alors que cet incident sert de rappel des dangers pour les policiers dans leurs efforts pour assurer la sécurité des personnes dans leurs communautés", est-il encore écrit.

Un homme au profil "très inquiétant"

Les militaires tués appartenaient à la compagnie d'Ambert. D'après  le procureur de la République de Clermont-Ferrand Éric Maillaud, les victimes sont le brigadier Arno Mavel (21 ans), le lieutenant Cyrille Morel (45 ans) et l'adjudant Rémi Dupuis (37 ans). Ils sont morts "dans des circonstances particulièrement ignobles", a dénoncé Gérald Darmanin. Un quatrième militaire a "miraculeusement survécu", sauvé par son gilet pare-balles. "Après quelques soins à l'hôpital", il a souhaité retrouver sa brigade.

Le meurtrier, "parfaitement aguerri au fonctionnement des armes" - il faisait du tir sportif -, disposait d'un "équipement militaire hors norme" : un Glock et un fusil d'assaut AR15 équipé d'un silencieux, d'une torche et d'une visée laser. Il portait un gilet pare-balles et quatre couteaux à la ceinture. Cet homme au profil "très inquiétant" était "catholique, très pratiquant, voire extrémiste. Survivaliste. Il semblerait qu'il était convaincu de la fin du monde prochaine", a relaté Éric Maillaud.

Un très important dispositif avait été déployé dans la nuit pour tenter d'appréhender le suspect qui avait pris la fuite au volant de sa voiture. Le corps de Frédérik L. a finalement été découvert dans la matinée à proximité de son 4x4 renversé, à environ 1,5 kilomètre de son domicile.


Dans un message posté sur Twitter, Emmanuel Macron a rendu hommage aux gendarmes tués. "La Nation s'associe à la douleur des familles. Pour nous protéger, nos forces agissent au péril de leur vie. Ce sont nos héros", a déclaré le chef de l'Etat.

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