Gabriel Attal raille Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, "Monsieur Y a qu'à" et "Madame Faut qu'on"

Gabriel Attal raille Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, "Monsieur Y a qu'à" et "Madame Faut qu'on"
Gabriel Attal, le 27 juillet 2021, à Paris

publié le mercredi 25 août 2021 à 09h50

Le porte-parole du gouvernement défend le bilan de l'exécutif face aux critiques de deux candidats à la présidentielle, qui font feu de tout bois pour se faire une place dans la bataille pour l'Elysée.

"Prétendre à la fonction présidentielle, c'est assumer ses responsabilités en toutes circonstances". Pendant que la guerre de placement fait rage à droite en vue de 2022, Gabriel Attal a écorché Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, dans un entretien accordé au Parisien publié mardi 24 août.

"Entre Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, j'ai parfois l'impression d'entendre Monsieur 'Y'a qu'à' et Madame 'Faut qu'on'.

Ils cumulent 45 ans de vie politique à deux, c'est donc une expérience que je respecte bien évidemment. Mais je crois aussi à un devoir d'humilité car les gouvernements auxquels ils ont appartenu n'ont pas fait preuve d'une grande efficacité en matière d'asile et d'immigration", a commenté Gabriel Attal, interrogé sur la crise en Afghanistan et la question migratoire.

"Où était l'union républicaine?"

Xavier Bertrand avait notamment accusé Emmmanuel Macron de "naïveté confondante" sur l'islamisme, et estimé que "la France a manqué de leadership" après l'arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan. Il avait ensuite réagi à l'annonce de la mise sous surveillance de cinq Afghans accueillis en France, demandant au gouvernement "d'expliquer aux Français ce qui empêcherait d'expulser en urgence absolue ces individus". Valérie Pécresse avait pour sa part déclaré "privilégier l'accueil des personnes déplacées" dans les pays bordant l'Afghanistan.

Plus globalement, Gabriel Attal répond en disant regretter "deux choses" au sujet de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. "D'abord, l'absence de vraies propositions. J'entendais madame Pécresse dire qu'elle est 'deux tiers Merkel et un tiers Thatcher'. Pour l'instant, elle est surtout deux tiers sans programme et un tiers sans idées. Je déplore aussi leur silence estival. Alors que s'engageait une course contre la montre entre le vaccin et le variant, que certains agitaient les peurs contre la vaccination, parfois avec des slogans honteux, où était l'union républicaine ? Cette absence sur tous les bancs (on n'a pas entendu non plus Anne Hidalgo) m'a interpellé, insiste t-il.

Le porte-parole du gouvernement appelle par ailleurs Valérie Pécresse à "l'humilité" en matière de politique de sécurité. Valérie Pécresse a été la ministre du Budget qui a retiré 12 500 policiers et gendarmes de nos rues. Nous, on les réarme", fait-il valoir.
 

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