Fusils, obus, grenades... un homme condamné pour la vente de près d'une tonne d'armes historiques encore dangereuses

Fusils, obus, grenades... un homme condamné pour la vente de près d'une tonne d'armes historiques encore dangereuses
Un agent de l'ONF à proximité d'un obus non explosé datant de la Première guerre mondiale, à Verdun, en 2014.

publié le vendredi 07 mai 2021 à 17h30

Ancien artilleur, ce passionné de 33 ans cherchait les armes à l'aide d'un détecteur à métaux, qu'il revendait ensuite par la Poste.

C'est une passion détonante qui a conduit un homme de 33 ans à écoper de sept mois de prison avec sursis, jeudi 6 mai. Ancien artilleur, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Besançon pour "acquisition, détention et cession non autorisée d'armes" et "importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la sécurité publique", dans le cadre d'une comparution de reconnaissance de culpabilité.


Il a reconnu avoir envoyé, dans 80 colis, près d'une tonne de matériel. Entre 2018 et 2020, il a vendu "250 objets" tels que des obus, des grenades, des fusils ou des munitions à des clients généralement domiciliés à l'étranger, en Europe, "par passion et pour arrondir ses fins de mois", a indiqué le procureur de la République Etienne Manteaux lors d'une conférence de presse.

Le service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF) a été saisi de l'enquête en octobre dernier après la découverte par les douanes, au centre de tri postal de Saint-Priest (Rhône), d'un obus dissimulé dans un colis de 12 kilos. Une perquisition menée au domicile de l'expéditeur, dans la périphérie de Besançon, a permis de découvrir 28 armes de guerre, dont certains obus et certaines grenades non percutés gardaient un potentiel explosif, 36 armes d'épaules et un important stock de munitions.

Sans antécédent judiciaire

"Il s'agit d'armes plutôt anciennes, mais qui ne sont pas neutralisées et sont en état de fonctionner", note Etienne Manteaux. Celui-ci souligne le "risque que ces armes ne se retrouvent dans de mauvaises mains". Le trentenaire, un auto-entrepreneur sans antécédent judiciaire, a expliqué qu'il "recherchait des obus et des munitions dans les forêts aux environs de Besançon avec des détecteurs de métaux", a-t-il ajouté.
 

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