Frappes en Syrie : les présidents de l'Assemblée et du Sénat prévenus, le Parlement pas consulté

Frappes en Syrie : les présidents de l'Assemblée et du Sénat prévenus, le Parlement pas consulté

Emmanuel Macron préside une réunion à l'Elysée après les frappes françaises en Syrie.

Orange avec AFP, publié le lundi 16 avril 2018 à 11h26

Le Premier ministre a informé les présidents des deux chambres parlementaires avant que la France ne commence à frapper la Syrie. Toutefois, l'opposition dénonce l'absence de consultation du Parlement. 

Edouard Philippe a informé dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril les présidents des deux assemblées du déclenchement des frappes françaises contre la Syrie, avant qu'elles ne débutent, a indiqué Matignon.

Le Premier ministre a informé Gérard Larcher, président LR du Sénat, et François de Rugy, président LREM de l'Assemblée, "dans le courant de la nuit du lancement des opérations avant qu'elles ne commencent", a fait savoir son entourage.

Un débat mais pas de vote au Parlement 

Les frappes menées par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre le régime de Bachar al-Assad devraient faire l'objet d'un débat sans vote au Parlement dans les prochains jours.

Plusieurs personnalités politique, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont regretté samedi qu'il n'y ait pas de vote du Parlement sur cette opération militaire. "Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l'ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français", a dénoncé le député des Bouches-du-Rhône sur Twitter. 

Mêmes regrets du côté de Valérie Boyer (LR), également députée des Bouches du Rhône). "Aucun mandat de l'ONU, le Parlement français non informé, des preuves que nous attendons toujours. Macron méprise la représentation nationale", lance-t-elle sur le réseau social. 

Que dit la Constitution ?

Franceinfo rappelle que l'autorisation du Parlement n'est nécessaire que dans le cas de la prolongation d'une opération militaire au-delà de quatre mois. Dans un communiqué envoyé samedi matin par l'Elysée, le chef de l'Etat assure que  "conformément à l'article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger". Le gouvernement a en effet trois jours pour informer de le Parlement d'une intervention militaire à l'étranger, précise la radio publique. 

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.