France : des pics de chaleur à 50°C à la fin du siècle ?

France : des pics de chaleur à 50°C à la fin du siècle ?
La terre craquelée d'un champ desséché en Corse le 27 juin 2017.

Orange avec AFP, publié le vendredi 21 juillet 2017 à 19h56

Selon une étude menée par des chercheurs français et relayée par Le Monde vendredi 21 juillet, la France pourrait connaître des pics de chaleur à 50°C d'ici la fin du siècle. L'étude, initialement publiée mercredi dans la revue "Environmental Research Letters", indique que les températures estivales de cette fin de siècle pourraient dépasser de 6 à 12 degrés les pics de chaleur qu'a connus l'Hexagone en 2003 ou cet été 2017.





Les climatologues ont déjà plusieurs fois indiqué que les vagues de chaleur qui ont touché la France et l'Europe ces dernières années, pourraient se normaliser. Pour cette nouvelle étude, ces sept chercheurs issus de différents organismes scientifiques spécialisés dans le climat se sont appuyés sur les pics de chaleurs relevés entre 1950 et 2005. Ils ont établi leur calcul en ne retenant que l'hypothèse la plus pessimiste du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC qui prévoit que les émissions humaines de gaz à effet de serre continuent de progresser au rythme actuel. "Ils ont alors fait tourner un modèle de climat régional développé par Météo France. Celui-ci, baptisé Aladin, produit des simulations de l'évolution du climat avec une très haute résolution spatiale", détaille Le Monde.

UNE FOURNAISE : LE SCÉNARIO DU PIRE

Les résultats indiquent que dans le pire des scénarios, la France sera à la fin du siècle une véritable fournaise, durant les mois d'été en tout cas. Les températures augmenteront de 6,6° en Bretagne, 9,6° dans le sud-ouest et jusqu'à 12,9° dans l'est ! Des records qui pulvérisent ceux établis depuis le début des mesures de températures. Avec des pics historiques de température à 43° enregistrés lors de la canicule de 2003, on dépasse sans difficulté les 50° selon la modélisation mise au point par les scientifiques.

Interrogé par Le Monde, l'un d'eux reconnaît qu'il s'agit là "du scénario du pire". "Tout dépendra des décisions politiques et économiques qui seront prises dans les années qui viennent. Si l'Accord de Paris (qui prévoit de limiter à 2 °C, et si possible 1,5 °C, le réchauffement par rapport à la période préindustrielle) est mis en œuvre, nous nous écarterons du scénario du pire", indique au Monde Samuel Somot, responsable de l'équipe de modélisation régionale du climat au Centre national de recherches météorologiques.

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