Foule devant le commissariat d'Avignon en hommage au policier tué

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Rassemblement devant le commissariat d'Avignon, le 9 mai 2021, pour rendre hommage au brigadier tué mercredi pendant une intervention contre un point de trafic de drogue
Rassemblement devant le commissariat d'Avignon, le 9 mai 2021, pour rendre hommage au brigadier tué mercredi pendant une intervention contre un point de trafic de drogue
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© AFP, Nicolas TUCAT

publié le dimanche 09 mai 2021 à 15h24

Une foule de policiers et d'Avignonnais est rassemblée dimanche devant le commissariat d'Avignon en hommage à un brigadier de 36 ans, Eric Masson, tué mercredi lors d'une intervention contre un point de trafic de drogue, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Beaucoup de policiers, certains avec leur brassard orange "police", mais aussi des habitants sont venus pour ce rassemblement organisé à l'appel des syndicats de police et font la queue sur plusieurs dizaines de mètres pour déposer une fleur ou laisser un mot sur les registres de condoléances déjà bien fournis.

Une dame, qui préfère taire son nom, a du mal à cacher ses larmes. "Mon fils était avec lui, il lui a tenu la main quand il mourait. Il est dévasté. Moi je ressens une colère immense contre ce système. Pourquoi tant de haine?", confie cette mère d'un des brigadiers de l'équipe d'Eric Masson.

Appelés mercredi sur un point de trafic de drogue bien connu dans le centre historique d'Avignon, les policiers de la brigade d'intervention départementale Vaucluse-Gard, en civil, dont Eric Masson, avaient procédé au contrôle d'une cliente "de ce qui ressemblait à un échange de stupéfiants", selon le procureur Philippe Guémas.

Alors que la femme venait d'être arrêtée par les deux policiers, "deux individus s'avançaient (...) et l'un des deux, porteur d'une sacoche, (leur) demandait ce qu'ils faisaient là", a expliqué M. Guémas: "Eric Masson déclinait sa qualité de policier et l'individu sortait une arme de poing et faisait feu à deux reprises, l'atteignant au thorax et à l'abdomen". Le policier est mort sur place.

Le tireur et son complice ont pris la fuite et sont toujours activement rechrchés.

"La lutte contre les trafics de stupéfiants, partout sur le territoire national, s'apparente à une guerre. Cette guerre, nous la menons grâce à des soldats, (...) les policiers et les gendarmes de France. Aujourd'hui, un de ces soldats est mort en héros", avait déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en hommage au policier.

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