"Fondeur, oui, chômeur, non" : près de Lorient, des centaines de manifestants pour défendre leur usine

"Fondeur, oui, chômeur, non" : près de Lorient, des centaines de manifestants pour défendre leur usine
Nettoyage devant la Fonderie de Bretagne le 16 mai.

publié le samedi 29 mai 2021 à 22h06

Entre 1.200 et 2.000 manifestants ont défilé à Hennebont (Morbihan).


Bloquée depuis plus d'un mois par ses salariés, l'usine a été mise en vente par Renault depuis le 11 mars dernier afin de "garantir un avenir au site et d'y pérenniser les emplois". Les syndicats demandent eux à rester dans le groupe Renault et le retour à Caudan de volumes de production qui ont été délocalisés à l'étranger.

"La population était là, les élus locaux de tous bords sont venus. C'est une photo un peu rare qu'on n'est pas prêt de revoir. Tout le monde a conscience de la situation", a déclaré Maël le Goff, délégué CGT du site de Caudan, près de Lorient.


Héritière des Forges d'Hennebont, créées en 1860, la Fonderie de Bretagne est implantée depuis 1965 à Caudan, où elle emploie environ 350 salariés. Deux délégués syndicaux ainsi que la CGT sont convoqués mardi 1er juin à 14 h devant le tribunal de Lorient dans le cadre d'un référé pour le blocage de l'usine qui a commencé le 27 avril, a par ailleurs indiqué Maël le Goff.

"Fonderie de Bretagne a signifié au syndicat CGT de l'usine et aux principaux leaders du mouvement de blocage du site leur assignation en justice par voie d'huissier", a confirmé le groupe Renault. "Comme exprimé jeudi 20 mai 2021, Fonderie de Bretagne a saisi la justice afin de faire cesser le blocage du site de Caudan et permettre la reprise des activités dans les conditions nécessaires de sécurité", a ajouté le groupe automobile qui estime "qu'après quatre semaines de blocage, il est vital que les activités de la Fonderie de Bretagne puissent reprendre et que les salariés qui le souhaitent puissent à nouveau se rendre sur leur lieu de travail".

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