France

Fléau pour les cultures, le scarabée japonais repéré aux portes de la France

Vorace, le coléoptère est une véritable menace pour des centaines d’espèces de végétaux. Détecté en Suisse mi-juillet, la France se prépare à l’arrivée de cette petite bête dangereuse, rapporte Ouest France.

Tout petit et pourtant si vorace. Présenté comme un véritable fléau pour les cultures, le scarabée japonais a été repéré en Suisse, dans le canton de Zurich, à la mi-juillet. Sans attendre, la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières se prépare à son arrivée sur le territoire français, explique Ouest France, lundi 31 juillet. Il faut dire que le coléoptère se nourrit de centaines de végétaux, ce qui fait de lui un ravageur. Celui qui se distingue par sa couleur verte et ses reflets cuivrés mesure à peine 10 à 12 mm. Si l’adulte mange des feuilles, les larves grignotent les racines des plantes.

Tout y passe : les arbres fruitiers, la vigne, le maïs, le soja, les asperges sans oublier certaines espèces forestières ou des plantes ornementales, dont les rosiers et le gazon. Sur les 400 espèces végétales dont il se nourrit, une centaine sont présentes en France, chiffre l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Présent en Italie depuis des années, il fait l’objet d’une traque en Suisse romande, précise le quotidien.

“On n'y échappera pas”

Pour freiner sa propagation, les autorités suisses ont installé des pièges, répandu des produits phytosanitaires, etc. Les habitants, eux, sont encouragés à limiter l’arrosage de leur pelouse, pour dissuader les scarabées femelles de pondre. Côté français, les régions frontalières, surtout Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur, comme les organismes de surveillance spécialisés sont en alerte. Ils sont prêts à lancer des plans d’éradication. “C’est une question de mois ou d’année, mais on n’y échappera pas”, commente un membre de la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières.

publié le 1 août à 11h32, Cathy Gerig

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