Finistère : des ordonnances suspectes pour de la chloroquine

Finistère : des ordonnances suspectes pour de la chloroquine
Une pharmacie à Montpellier, le 3 avril 2020.

, publié le samedi 11 avril 2020 à 11h28

Les enquêteurs vont devoir déterminer s'il ne s'agit pas d'ordonnances frauduleuses... Mais également si des Franciliens n'ont pas bravé le confinement pour se rendre en Bretagne.

Le parquet de Quimper a ouvert une enquête après le signalement par des pharmaciens de la circulation d'ordonnances suspectes pour obtenir de la chloroquine, rapporte franceinfo vendredi 10 avril, qui cite la gendarmerie nationale.


Début avril, plusieurs pharmacies du Finistère ont signalé à la gendarmerie avoir vu circuler des ordonnances, signées de médecins franciliens, destinées à obtenir de la chloroquine. Ce médicament, remède potentiel contre le Covid-19, est au centre de nombreuses études, notamment celles du professeur Raoult.

S'il ne s'agit que d'un nombre réduit d'ordonnances, les pharmaciens ont tout de même partagé l'information avec les forces de l'ordre, alors qu'ils entretiennent justement avec ces dernières des contacts rapprochés, notamment dans le cadre de la lutte contre les violences domestiques.


"On nous a signalé des ordonnances un peu suspectes dans le sud-Finistère, signées de professionnels de santé d'Île-de-France, pour de la chloroquine, en automédication", a indiqué à franceinfo le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage. Les enquêteurs vont devoir vérifier si les ordonnances ont bien été rédigées par des médecins et si elles sont justifiées.

Les gendarmes vont également s'assurer que ces ordonnances n'ont pas été présentée par des franciliens venus passer les vacances dans la région, en plein confinement. D'autant plus que le préfet du Finistère a pris la semaine dernière un arrêté interdisant les locations saisonnières.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.