Fin du télétravail à 100% : les entreprises confrontées aux déménagements de leurs salariés

Fin du télétravail à 100% : les entreprises confrontées aux déménagements de leurs salariés
Une personne en télétravail.

publié le lundi 07 juin 2021 à 08h05

"30% des DRH sont confrontés à des salariés qui ont déménagé pour changer de ville et qui les mettent devant le fait accompli", révèle la patronne des DRH Audrey Richard. 

A partir de mercredi 9 juin, le télétravail à 100% ne sera plus la norme pour les salariés qui pouvaient réaliser l'ensemble de leurs tâches à distance. Un nouveau protocole sanitaire entre en vigueur et les salariés vont pouvoir reprendre doucement le chemin des entreprises, un "nombre minimal de jours de télétravail par semaine" devant toutefois être fixé par les employeurs.

 



Mais tous les salariés ne sont pas prêts à renoncer à l'autonomie acquise pendant la pandémie. "Il n'y aura pas de retour en arrière possible. L'organisation de demain sera forcément hybride, entre travail en présentiel et à distance. D'ailleurs, le détail des accords de télétravail est aujourd'hui scruté par les candidats lors des entretien", a estimé dimanche 6 juin dans Le Parisien la présidente de l'ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines), Audrey Richard, qui indique que "30% des DRH sont confrontés à des salariés qui ont déménagé pour changer de ville et qui les mettent devant le fait accompli".

Les salariés "nous disent : 'Regardez, je sais faire mon boulot chez moi et je suis plus productif'. On ne peut pas leur dire le contraire", explique Audrey Guidez, DRH du groupe Aliénor, dans le quotidien. "Avant la crise, le télétravail n'était pas du tout dans notre culture, mais ça va le devenir. Les salariés ont prouvé qu'ils savaient le faire et se sont mobilisés pour répondre aux défis imposés par le contexte", témoigne de son côté une manageuse de Total, qui estime que l'entreprise "va faire en sorte de maintenir une journée ou deux par semaine à la maison", ce qui "sera bénéfique pour l'entreprise et pour la vie familiale".


Le vice-président de l'ANDRH, Benoît Serre, interrogé par Le Parisien, milite pour "deux jours à la maison et trois au travail afin de passer plus de temps au bureau que chez soi" pour conserver "une dynamique d'entreprise" et limiter le départ des salariés. "Il faut réorganiser les équipes, redéfinir les métiers, trouver des accords et former, notamment les manageurs et les encadrants intermédiaires, particulièrement exposés à ces changements", ajoute-t-il.

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