Fin du masque en extérieur : "On y arrivera bientôt", assure Olivier Véran

Fin du masque en extérieur : "On y arrivera bientôt", assure Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 27 avril 2021.

publié le mardi 18 mai 2021 à 07h35

"Nous ne demanderons pas aux Français de porter le masque une journée de plus que ce qui est nécessaire", a déclaré le ministre de la Santé.

Bientôt la fin du masque en extérieur ? Le moment se rapproche, a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran lundi 18 mai. "On n'en est pas encore là en France. On y arrivera bientôt", a-t-il expliqué, interrogé par la chaîne. 



"Quand vous êtes dehors, dans le centre d'une grande ville, avec plein de boutiques, vous allez faire la queue dehors, vous allez manger, vous allez croiser des gens etc.

Là, tant qu'on n'a pas un niveau de couverture vaccinale adéquate, il paraît plus prudent de maintenir l'obligation de port du masque", a détaillé le ministre.

En revanche, "si vous êtes seul ou quelques-uns dans un très grand espace, très aéré comme une plage, une montagne, une forêt, un parc, une rue déserte, là on doit pouvoir être rapidement amené à revenir sur l'obligation du port du masque dans cette situation", a poursuivi Olivier Véran. "Si la circulation du virus continue à baisser, ça va être rapidement envisagé", a-t-il ajouté avant de promettre : "nous ne demanderons pas aux Français de porter le masque une journée de plus que ce qui est nécessaire". 

Olivier Véran s'est montré réservé quant à la politique des Etats-Unis où le masque n'est plus nécessaire pour ceux qui sont vaccinés. Le président "Joe Biden a fait une communication très importante en disant : 'portez le masque ou vaccinez-vous'. L'effet immédiat, et c'est très critiqué aux Etats-Unis depuis trois-quatre jours, c'est une chute de l'adhésion à la vaccination. (...) Il faut être prudents", a considéré le ministre.

"Le plus grand risque qu'on prendrait, c'est d'y aller trop vite trop fort, de dire : 'c'est parti, on y va'. Et dans un mois, dans trois semaines, dire : 'les amis, il y a un problème, le virus réaugmente, il y a des hospitalisations, on referme'", a-t-il développé. "Les pays qui sont allés trop vite, trop tôt, et qui ont été obligés de revenir en arrière, ça a été extrêmement mal vécu", a-t-il souligné.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.