Fin de la trêve hivernale : plusieurs foyers pourraient être privés d'électricité

Fin de la trêve hivernale : plusieurs foyers pourraient être privés d'électricité  ©Panoramic (photo d'illustration)

publié le mardi 08 juin 2021 à 09h00

Comme le rapporte Le Parisien, la fin de la trêve hivernale pourrait s'avérer très difficile pour certains Français. Outre la possibilité d'être expulsés, ils vont devoir faire face à une autre possible sanction s'ils ne payent pas leur facture à temps : une coupure d'électricité.

Depuis le 1er juin, la donne a changé pour de nombreux foyers français. La trêve hivernale a pris fin et ils se retrouvent donc dans une situation parfois difficile. Comme l'explique Le Parisien, outre la possibilité de se faire expulser de leur logement s'ils ne payent pas le loyer, ils vont également devoir s'assurer d'être à jour sur leur paiement d'électricité sous peine de sanctions.



Les fournisseurs de gaz ou d'électricité peuvent effectuer des coupures ou même des diminutions de puissance si le client n'a pas payé la totalité de ce qu'il doit à temps. Si les tendances sont à la baisse au niveau des coupures d'électricité en 2020 (-18%), cela s'explique par le rallongement de la trêve hivernale. "Les consommateurs en difficulté ont été un peu plus protégés, faussant de fait artificiellement les statistiques, mais pour un temps seulement", souligne Frédérique Feriaud, directrice générale des services du médiateur de l'énergie (MNE).

De lourdes sanctions

Le Parisien se penche notamment sur l'exemple de Leonard. Barman et serveur, il est chômeur depuis un an en raison des nombreux confinements. Seul chez lui, il devait 581 euros à son fournisseur, Total Direct Energie. Après un premier mail datant du 31 mai annonçant la fin de la trêve, l'homme verse d'abord un premier montant de 60 euros. Mais le 2 juin, l'électricité est coupée à son domicile.

Après une discussion avec le service client, il parvient à faire "réduire la dette à 77 euros" mais apprend finalement que son contrat a malgré tout été résilié. "Pour être rebranché, je devais rembourser l'intégralité de la somme et déposer une caution de 300 euros. Ils m'ont donc mené en bateau pour que je paye le maximum. Ce sont des méthodes de voyous", s'insurge-t-il. Contacté par Le Parisien, le fournisseur affirme s'y prendre "six semaines" en avance avant de prendre une décision, envoyant alors plusieurs alertes pour tenter de résoudre le problème.

Dans tous les cas, Frédérique Friaud insiste : dès qu'il y a des difficultés, il faut contacter son fournisseur pour trouver une solution, un autre moyen de paiement etc. "Ce n'est pas facile, on a parfois un peu honte, mais il ne faut pas", conseille-t-elle.

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