Fêtes clandestines : explosion du nombre de PV pour tapage nocturne à Paris

Fêtes clandestines : explosion du nombre de PV pour tapage nocturne à Paris
Le nombre de tapage nocturne a explosé à Paris depuis la fermeture des bars.

, publié le lundi 28 décembre 2020 à 09h35

Alors que les organisations de fêtes clandestines se multiplient, la préfecture de police envoie des messages de fermeté.

Le phénomène se répète chaque week-end.

La police intervient pour des fêtes clandestines, organisées en plein couvre-feu et avant lui, durant le confinement. Des événements notamment relayés sur Twitter par la préfecture de police. La tolérance zéro est affichée : "participants verbalisés, organisateur interpellé", lit-on dans un tweet.





Selon des chiffres révélés par LCI le 22 décembre, le nombre de PV dressés pour tapage nocturne a explosé depuis la fermeture des bars à Paris. En tout, selon la préfecture de police de Paris, le nombre de procès verbaux a augmenté de 146% entre le 25 septembre 2020 - date de la fermeture des bars à Paris -  et le 20 décembre 2020 par rapport à la même période en 2019. "Dans le détail, ce sont 997 PV qui ont été dressés au cours de cette période contre 405 l'année précédente", précise la chaîne d'information en continu. Pour Paris et la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts de Seine et Val Marne), les chiffres ont augmenté de 55 % soit 1880 PV contre 1213 pour 2019. Ces fêtards clandestins sont âgés de "20 à 30 ans et avaient l'habitude de fréquenter les bars", a précisé lundi 28 décembre au micro d'Europe 1 Hugo Arer, commissaire à l'état-major de la préfecture de police de Paris.


Selon la radio, il s'agit de fêtes parfaitement organisées avec videurs, entrée payante à hauteur de 100 euros, sonorisation sophistiquée et bar clandestin. Il ne s'agit donc pas de fêtes improvisées. "Le tout dans des lieux parfois loués spécifiquement pour l'occasion, sur Airbnb notamment", précise Europe 1.


La préfecture de police affiche sa fermeté. "D'une part, les conditions sanitaires ne sont clairement pas respectées dans ces soirées, mais également les obligations d'évacuation en cas d'alerte incendie", ajoute Hugo Arer. Et à l'approche du Nouvel An, cet état des lieux laisse présager de nombreux rassemblements interdits, malgré le couvre-feu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.