Fête sauvage en Bretagne : des comités demande la "libération immédiate" de l'organisateur présumé, 4 nouvelles interpellations

Fête sauvage en Bretagne : des comités demande la "libération immédiate" de l'organisateur présumé, 4 nouvelles interpellations
Des participants à une fête sauvage à Lieuron, le 1er janvier 2021.

, publié le jeudi 07 janvier 2021 à 15h49

Se présentant comme les organisateurs de la rave, des anonymes revendiquent un "geste politique" pour tous ceux qui ne se satisfont pas d'une existence rythmée uniquement par le travail, la consommation et les écrans.

"Il est inconcevable d'aller en prison pour avoir fait danser des femmes et des hommes !"  Des comités de soutien ont réclamé mercredi 6 janvier la "libération immédiate" de l'homme de 22 ans incarcéré dans le cadre de l'enquête sur la Rave Party illégale du Nouvel An, qui a réuni 2.400 teufeurs en Bretagne.

"Aujourd'hui une personne se retrouve incarcérée au fond d'un cachot, accusée de 16 chefs d'inculpation prétendument associés à l'organisation de cette fête libre, risquant ainsi de lourdes peines (...) il est présenté comme la figure du criminel irresponsable", écrivent dans un communiqué les comités de soutien de Rennes, Nantes, Paris et Toulouse ainsi qu'une "Coordination Nationale des Sons". Le jeune homme de 22 ans, vivant dans un camion et arrêté samedi à Iffendic (Ille-et-Vilaine), a été mis en examen et écroué lundi, notamment pour organisation illicite d'un rassemblement festif et mise en danger de la vie d'autrui.

Son avocat a assuré qu'il n'était pas un organisateur, se disant "choqué" par l'incarcération de son client au casier judiciaire vierge.


"Qu'importe si cette personne est réellement en lien avec l'organisation, ce que nous savons c'est qu'il est inconcevable d'aller en prison pour avoir fait danser des femmes et des hommes ! Nous exigeons la libération immédiate de l'inculpé et l'arrêt des poursuites démesurées contre les organisateurs et organisatrices", ajoutent les comités de soutien en appelant à un "rassemblement de soutien à la personne incarcérée", à Rennes samedi 9 janvier.

Se présentant comme les organisateurs de cette fête sauvage à Lieuron, au sud de Rennes, les signataires d'une tribune publiée mardi sur le site de Libération affirment avoir "répondu à l'appel de celles et ceux qui ne se satisfont pas d'une existence rythmée uniquement par le travail, la consommation et les écrans, seul·e·s chez eux le soir". 

"Notre geste est politique, nous avons offert gratuitement une soupape de décompression. Se retrouver un instant, ensemble, en vie", écrivent-ils. "En ces temps si troubles, nous sommes fièr·e·s d'avoir pu redonner le sourire à quelques milliers de personnes, ne serait-ce que l'instant d'un 'raveillon' de nouvel an!"

Dans le même temps, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. "Quatre personnes ont été interpellées et se trouvent actuellement en garde à vue", a indiqué le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc. "Une opération de police judiciaire a été conduite hier (mercredi) sous l'autorité des deux juges d'instruction en charge de l'enquête afin de rechercher les autres organisateurs de la Free Party", avait fait savoir plus tôt dans la journée le magistrat.

Parallèlement, plusieurs perquisitions ont été menées, avait-on ajouté de même source, en précisant qu'un communiqué serait publié vendredi sur cette enquête.

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