Fête de la musique à Nantes: Castaner saisit l'IGPN après une opération de police controversée

Fête de la musique à Nantes: Castaner saisit l'IGPN après une opération de police controversée
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à l'Assemblée nationale, le 18 juin 2019

AFP, publié le lundi 24 juin 2019 à 16h53

Christophe Castaner a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après une opération de police controversée lors de la Fête de la musique à Nantes au cours de laquelle 14 personnes sont tombées dans la Loire et une personne est portée disparue, a affirmé lundi le ministère de l'Intérieur.

"A la demande du ministre de l'Intérieur, l'IGPN a été saisie sur les opérations de maintien de l'ordre à Nantes à l'occasion de la Fête de la musique", a déclaré le ministère de l'Intérieur à l'AFP. 

Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 4H00 du matin, les forces de police étaient intervenues pour mettre fin à une soirée électro qui se déroulait dans la ville, sur un quai de la Loire. 

Dans des circonstances encore floues, quatorze personnes sont alors tombées à l'eau avant d'être repêchées par les secours. 

Une personne est cependant portée disparue et une enquête judiciaire a en parallèle été ouverte sur cette disparition.

Selon les médias locaux, la police a essuyé des jets de projectiles et a répliqué avec des gaz lacrymogènes et chargé les participants, dont certains sont tombés dans la Loire.

"Effectivement, une partie du public, quatorze personnes pour l'instant, sont tombées à l'eau et nous sommes en train de vérifier que tout le monde a bien été récupéré par les pompiers", a déclaré lundi matin le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, sur France Bleu Loire Océan.

"Les forces de l'ordre interviennent toujours de manière proportionnée. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d'intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient immaîtrisables", a-t-il expliqué.

Selon le préfet, les forces de l'ordre sont intervenues parce que la musique, qui devait s'arrêter à 4H00, avait été rallumée.

"A 4H30, ils étaient train de couper, ils n'avaient pas encore coupé, la police est arrivée, cela a négocié, cela s'est énervé sur le fait de couper ou pas. Il y a eu des échanges de coups et on ne sait pas qui est à l'origine du départ de l'échauffourée", a dit à l'AFP Samuel Raymond, coordinateur de l'association "Free Form" qui intervient sur les rassemblements festifs locaux.

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