Festival de Cannes : quand Pio Marmaï veut "péter la gueule" d'Emmanuel Macron

Festival de Cannes : quand Pio Marmaï veut "péter la gueule" d'Emmanuel Macron©Panoramic
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publié le dimanche 11 juillet 2021 à 10h50

Lors d'une conférence de presse, l'acteur n'a pas caché son envie d'aller "péter la gueule" à Emmanuel Macron, "un peu comme tout le monde", explique CNews. Des propos qui lui valent "la palme du propos le plus vulgaire", décernée par Christophe Castaner.

Moins de paillettes, plus de plomberie. Venu au Festival de Cannes pour présenter "La Fracture", un film de Catherine Corsini dans lequel il incarne un manifestant blessé lors d'un rassemblement de gilets jaunes, Pio Marmaï n'a pas mâché ses mots quand un journaliste lui a demandé s'il avait un message à faire passer au président de la République. Expliquant d'abord poliment qu'il n'a "pas grand-chose à dire à grand monde" et qu'il ne veut donner "de leçon à personne", l'acteur français s'est emporté. "Macron, j'aimerais bien aller chez lui en passant par les chiottes et les tuyaux et lui péter la gueule, ça évidemment, un peu comme tout le monde, dans l'absolu...", lâche-t-il soudainement, rapporte CNews.

Se ravisant dans la foulée, il explique que dans le film en compétition dans la catégorie "Longs Métrages", il campe un homme "qui veut juste conduire son camion" et se retrouve blessé à une jambe par une grenade, lors d'une manifestation. "Si j'avais Macron en face de moi, je lui dirais, 'mon pote, là, merde, qu'est-ce qu'il se passe ?'", tempère ensuite Pio Marmaï. Comme le précise LCI, il est par la suite revenu sur le contexte sur cette déclaration : "Quand on pousse les gens à un endroit de de fragilité et de violence pareille, c'est sûr qu'il y a une maladresse qui peut surgir. Un moment un peu de dureté, de révolte dure. C'est ça que j'ai essayé de raconter".



Les réactions fusent

Son envolée n'est cependant pas restée sans réaction. Ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner s'est fendu d'un tweet, dans la nuit du samedi au dimanche 11 juillet. S'adressant directement à l'acteur, le président du groupe La République En Marche (LREM) à l'Assemblée Nationale lui décerne "la palme du propos le plus vulgaire". "L'appel à la violence n'a sa place nulle part, et votre statut 'd'artiste' ne le rend ni plus intelligent ni plus acceptable. C'est même l'inverse", riposte le politique. 




Quant à la députée LREM des Bouches-du-Rhône, Anne-Laurence Petel, elle l'invite à aller voir comment se passe "la crise dans un autre pays juste histoire d'avoir un point de comparaison".

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