Fermeture des salles de sport : plusieurs gérants attaquent la mesure en justice, qu'ils considèrent comme "disproportionnée"

Fermeture des salles de sport : plusieurs gérants attaquent la mesure en justice, qu'ils considèrent comme "disproportionnée"
Une salle de sport à Caen, le 4 juin 2020

, publié le lundi 28 septembre 2020 à 13h00

Alors que s'applique ce lundi la fermeture des salles de sport dans les zones d'alerte renforcée, les professionnels du secteur prévoient de déposer plusieurs dizaines d'actions en justice. 

Les salles de sport passent à l'attaque. Plusieurs dirigeants du secteur doivent déposer lundi 28 septembre des référés devant la justice administrative contre les arrêtés de fermeture imposée des salles de sport dans les zones d'alerte renforcée.

Une décision qu'ils estiment "disproportionnée", a indiqué le syndicat Union Sport et Cycles. 

"Plusieurs dizaines de référés doivent être déposés lundi par l'ensemble des entreprise concernées", a assuré Virgile Caillet, délégué général du syndicat qui regroupe quelques 500 marques de sport et assure représenter près de 10% du secteur du fitness et entre 60% et 80 des autres activités pratiquées dans des salles de sport (football à cinq, escalade, yoga, basket, padle tennis).

Plus d'une dizaine de villes en France sont concernées par cette fermeture imposée pour endiguer la progression de l'épidémie. Ces mesures devront être révisées tous les quinze jours. Depuis ces annonces, professionnels et usagers du secteur ne décolèrent pas, partagés entre incompréhension et désarroi.


"Un massacre économique en règle"

Les entreprises contestent notamment le fait de contribuer à la propagation du virus, avançant le chiffre de 200 cas de Covid-19 recensés dans les salles de sport sur près de 25 millions de passages depuis le mois d'août.

Samedi, les dirigeants des clubs de sport de L'Usine, spécialisés dans le haut de gamme avec trois salles basées à Paris ont déjà déposé un recours auprès du tribunal administratif de Paris. Leurs co-fondateurs, Patrick Rizzo et Patrick Joly s'étaient alors indigné de la situation dans un communiqué. "C'est un véritable cauchemar, un massacre économique en règle. Nous avons été fermés mi-mars jusqu'à fin juin. L'été est une saison morte pour les clubs de sport et nous voici à nouveau fermés... on veut nous tuer".

"C'est le préjudice et le côté disproportionné de la décision et de l'injustice de la décision, par rapport à d'autres secteurs qui ne sont pas concernés par des arrêtés de fermeture, qui expliquent cette démarche", a précisé Virgile Caillet.
 

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