Féminicide à Bordeaux : une femme a été tuée à l'arme blanche par son ex-conjoint

Féminicide à Bordeaux : une femme a été tuée à l'arme blanche par son ex-conjoint©Eliot BLONDET / POOL / AFP

publié le vendredi 02 juillet 2021 à 18h24

La victime a été retrouvée décédée à son domicile à l'arrivée des secours, ce vendredi 2 juillet vers 9h40.

Nouveau féminicide à Bordeaux. Ce vendredi 2 juillet, dans la matinée, une femme de 30 ans a été tuée à l'arme blanche par un ex-conjoint.

Ce dernier, qui a été interpellé peu après, était connu pour des faits de violences conjugales, selon une source policière.


La victime a été retrouvée décédée à son domicile à l'arrivée des secours vers 9h40, a expliqué à l'AFP cette source, précisant que l'auteur présumé des faits n'était plus au domicile quand les secours sont arrivés mais qu'une arme blanche y a été retrouvée.

L'ex-conjoint, né en 1984, a été interpellé en fin de matinée. Il s'était retranché dans son domicile de Mérignac, à quelques centaines de mètres du domicile de la victime. Des effectifs de la Sécurité publique et du Raid sont intervenus et aucun blessé n'est à déplorer.

Déjà condamné six fois

Il se trouvait toujours vendredi soir en garde à vue dans les locaux de la direction zonale de la police judiciaire de Bordeaux, saisie de l'enquête ouverte pour "homicide par conjoint".

Son casier judiciaire mentionne six condamnations prononcées entre 2004 et 2009 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et des infractions routières, mais "il n'a jamais été condamné pour des faits de violences", a indiqué le parquet. 

Une source policière avait auparavant indiqué à l'AFP que le trentenaire était "connu pour des faits de violences conjugales".

Selon les précisions de la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie, le trentenaire avait été présenté au parquet le 29 juin dernier après une garde à vue pour des faits de harcèlement téléphonique visant son ex-compagne. 

Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec la victime et obligation de soins dans l'attente de son procès devant le tribunal correctionnel de Bordeaux prévu le 16 novembre prochain.

A l'époque, leur dispute portait sur le droit de garde de leur fillette, a indiqué une autre source policière à l'AFP. D'après le parquet, cette garde avait été "exclusivement confiée à la mère par décision du juge aux affaires familiales", en mai dernier.

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