Faut-il reconfiner la France après Noël ?

Faut-il reconfiner la France après Noël ? ©LOIC VENANCE / AFP

, publié le mardi 22 décembre 2020 à 17h00

Pour éviter une troisième vague à la rentrée, et alors que la situation se dégrade dans leur région le Grand Est, les maires de Reims et Nancy souhaitent que l'exécutif prenne de nouvelles restrictions sans trop attendre. 

Ils ne sont pas du même camp mais partagent cette idée. Le maire de Reims, Arnaud Robinet (LR) et celui de Nancy, Mathieu Klein (PS), soulignent que les pays voisins de la France se reconfinent pour tenter d'éviter un rebond épidémique. 




Alors que les indicateurs sont de plus en plus préoccupants dans le Grand-Est, Arnaud Robinet "propose de reconfiner soit de façon territoriale ou au niveau national (...) à partir du 25 ou du 26 jusqu'à la rentrée, c'est-à-dire jusqu'au 3 ou 4 janvier" afin "de permettre un retour à la vie presque normale à la rentrée". 

"Franchise vis-à-vis de nos concitoyens"

"Chaque pays est en train de reconfiner.

Ce qui montre qu'il n'y a pas de solution miracle (...) Il faut avoir la franchise vis-à-vis de nos concitoyens et leur dire qu'au vu de la situation actuelle, rien n'est possible aujourd'hui", a expliqué l'élu le mare de Reims, mardi 22 décembre sur Franceinfo, avant d'ajouter : "Laissons les Français faire Noël en famille et ensuite un reconfinement." 

Le maire de Nancy est du même avis. Dans sa ville, le taux d'incidence du Covid-19 "a plus que doublé en dix jours", a indiqué Mathieu Klein mardi. Il souhaite qu'un nouveau confinement soit "annoncé rapidement" et "puisse entrer en vigueur dès le 28 décembre", si le gouvernement décide de recourir effectivement à cette mesure. 

Cette annonce rapide serait "l'une des conditions pour permettre à chacun" de se "préparer au mieux" au nouveau confinement et "d'en limiter au maximum les répercussions négatives, notamment en matière de déplacements", estime l'élu dans un communiqué. 

Situation préoccupante dans le Grand Est 

Cette demande intervient alors que la situation s'est fortement dégradée dans le Grand Est, qui en est "au même niveau qu'à la mi-octobre", et dans la métropole nancéienne en particulier, où le taux d'incidence est passé de 108 cas positifs au Covid-19 pour 100.000 habitants le 3 décembre à 258 lundi 21 décembre, selon le maire. 

Le maire fait état d'un accroissement du nombre de patients hospitalisés, de "118 à 140 en 10 jours", ce qui entraîne déjà plus de 50% de déprogrammation, tant en chirurgie qu'en médecine. Mathieu Klein, également président du conseil de surveillance du CHRU, estime que "face à la progression de cette nouvelle vague, des décisions rapides et difficiles sont à prendre afin d'éviter une circulation incontrôlée du virus".

"Si le vaccin nous donne une perspective de sortie durable de cette pandémie, nous devons continuer à vivre avec ce virus et préserver la santé de chacun", fait-il valoir. "Dans ce cadre, et pour permettre à notre système de soins de faire face, il ne peut y avoir de statu quo face à la circulation galopante actuelle", insiste Mathieu Klein. 

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