Fausses attestations de vaccination : une femme mise en examen à Grenoble

Fausses attestations de vaccination : une femme mise en examen à Grenoble
(Photo d'illustration)

publié le samedi 24 juillet 2021 à 10h21

Une jeune femme de 30 ans est soupçonnée d'avoir établi des faux certificats de vaccination contre rémunération au sein du vaccinodrome d'Alpexpo Grenoble où elle était employée. Elle encourt sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende.

Prise la main dans le sac, une femme de 30 ans travaillant au principal centre de vaccination de Grenoble (Isère) a été mise en examen pour avoir fourni de fausses attestations de vaccination, a indiqué le parquet de Grenoble vendredi 23 juillet. Déférée à l'issue de sa garde à vue devant un juge d'instruction, la trentenaire est poursuivie pour "réalisation de faux documents administratifs par personne chargée d'une mission de service public, détention et fourniture de faux", a-t-il précisé.



Employée administrative de la société qui gère pour le centre de vaccination d'Alpexpo l'enregistrement du patient à l'entrée puis l'extraction de l'attestation de vaccination à la sortie du centre, la jeune femme avait été interpellée mercredi par la police au vaccinodrome après "le signalement du superviseur du centre de vaccination" car "plusieurs certificats de vaccination avaient été aperçus dans son sac à main", a indiqué dans un communiqué le procureur Eric Vaillant. Un témoin a dit également avoir vu sur le téléphone de la trentenaire "des photos de cartes vitales". Deux certificats de vaccination ainsi qu'une feuille avec, "'inscrits à la main', des numéros de sécurité sociale et des noms, barrés, à la manière d'une liste" ont été retrouvées lors de la garde à vue dans son sac. 

"Après avoir nié les faits devant les policiers, elle a reconnu devant le magistrat instructeur avoir réalisé une douzaine de fausses attestations et s'être faite parfois rémunérer", a précisé le procureur. "La perquisition de son domicile a permis la découverte d'une attestation de vaccination a priori valide mais avec, au dos, des inscriptions manuscrites de nombreux noms et numéros de sécurité sociale; ainsi que la somme de 720 euros en liquide", a ajouté le magistrat.

"L'enquête se poursuit pour identifier les co-auteurs, complices et destinataires des fausses attestations", a conclu le procureur Vaillant.

La jeune femme encourt sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende. En attendant, elle n'a plus le droit de se rendre au centre de vaccination, doit pointer toutes les semaines au commissariat, et a interdiction d'exercer d'une activité sociale ou professionnelle dans le secteur médical et d'avoir des contacts avec ses collègues. 

 

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