Face à la grève des raffineries, le spectre de la pénurie de carburants réapparaît

Face à la grève des raffineries, le spectre de la pénurie de carburants réapparaît ©Pixabay

publié le dimanche 19 mars 2023 à 12h17

Devant la grève de plusieurs raffineries, notamment celle de Gonfreville-l’Orcher, la plus grande du pays, les automobilistes s’inquiètent de devoir revivre une pénurie d’essence après celle d’octobre 2022, rapporte TF1 Info, dimanche 19 mars.

C’est un air de déjà-vu pour les automobilistes français. Après la pénurie de carburants d’octobre 2022, engendrée par des grèves pour des revendications salariales, la menace d’une nouvelle pénurie plane à nouveau sur l’hexagone après la mise en grève de plusieurs raffineries contre la réforme des retraites, rapporte TF1 Info, dimanche 19 mars.


Après la raffinerie de Donges, qui a reconduit la grève, c’est celle de Gonfreville-l’Orcher, la plus grande du pays, qui se met à l’arrêt. Dans les prochains jours, c’est la raffinerie de Lavéra, près de Marseille, qui devrait rentrer dans la danse à son tour. Un communiqué de la CGT annonce que “plus aucun produit pétrolier ne sort depuis le 7 mars”, de la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer. Un phénomène qui inquiète les automobilistes phocéens, en témoigne l’impressionnant bouchon sur l’A50, dans le quartier de La Pomme à Marseille, où une file de 500 mètres s’étend sur la voie rapide pour faire un réapprovisionnement en essence, rapporte La Provence.

Les responsables syndicaux ont prévenu d’une pénurie

Pour d’autres, moins patients ou moins chanceux, l’heure des sacrifices a sonné : “Demain, je ne pourrai pas aller travailler, je vais encore manquer une journée, ça va être dur pour moi.” D’autres regrettent que les grèves touchent autant la population en estimant “pénible” d’être “obligé de tout calculer, même l’essence”.

Cette crainte de la pénurie est notamment alimentée par les responsables syndicaux qui n’hésitent pas à annoncer une future pénurie dans le pays une fois toutes les raffineries mises à l’arrêt. C’est notamment le cas d’Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fédération nationale des industries chimiques FNIC-CGT, qui sur le plateau de BFMTV, vendredi 17 mars, a annoncé que “les raffineries vont tomber les unes après les autres”, avant d’inciter “tout le monde à faire le plein vite fait, parce que ça va vraiment manquer.”

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