Extrêmes : le cri d'alarme d'Eric Cantona

Extrêmes : le cri d'alarme d'Eric Cantona©Wochit

, publié le vendredi 23 novembre 2018 à 17h22

C'est au Portugal que vit aujourd'hui Eric Cantona, mais il a toujours son mot à dire sur la politique française.

L'ancien footballeur est de retour au théâtre Antoine à Paris pour jouer "Lettres à Nour". La correspondance entre un père et sa fille Nour, partie en Irak, rejoindre Daech.

Une organisation terroriste dont il compare le système à celui des partis extrêmes. "Ces organisations s'appuient sur la fragilité qui peut toucher tout le monde. La société a donc sa responsabilité si elle laisse tomber les plus fragiles. On parle de Daech là, mais tous les extrêmes jouent sur le désespoir. Tous les partis d'extrême droite s'en nourrissent", dénonce dans Le Parisien qui estime que les médias ont leur part de responsabilité.



"Plus on choque, plus on terrorise et plus les gens se renferment sur eux-mêmes, et deviennent perméables aux extrêmes. Bombarder les gens toute la journée d'informations terrorisantes parce que ça fait vendre n'est pas une bonne chose pour la sérénité de nos sociétés. Cela fait le jeu des extrêmes. (...) Les médias doivent en prendre conscience parce qu'un jour il sera peut-être trop tard. Aux États-Unis, au Brésil, en Italie, ils arrivent partout et c'est très dangereux...", estime dans Le Parisien le comédien de 52 ans déçu que l'on soit aujourd'hui selon lui, "résigné à tout".

Une résignation brisée par l'indignation des gilets jaunes. "Ils doivent avoir des bonnes raisons d'agir. (...) Bon, il faut faire attention de ne pas se retrouver avec Marine Le Pen un jour au pouvoir. Ou sa nièce. Parce que là, ils vont comprendre", prévient Eric Cantona dans Le Parisien.

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