Explosifs découverts à Epinal: le principal suspect présenté à la justice

Explosifs découverts à Epinal: le principal suspect présenté à la justice
Membre du Raid au siège de l'Unité de Recherche, assistance, intervention, dissuasion à Bièvres, près de Paris, en 2018. Le Raid a participé aux interpelaltions à Epinal

, publié le lundi 27 janvier 2020 à 13h15

L'homme de 48 ans arrêté la semaine dernière après la découverte d'engins explosifs artisanaux dans un immeuble d'Epinal doit être présenté à un juge d'instruction antiterroriste lundi en vue d'une éventuelle mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce suspect, un Marocain, avait été interpellé jeudi à la suite d'une "visite domiciliaire" (une perquisition administrative, ndlr). Fiché "S" pour radicalisation, il a déjà été condamné à quatre reprises pour trafic de stupéfiants, selon une source proche du dossier.

Suivi depuis plusieurs années, il est notamment connu pour ses relations avec le groupuscule islamiste Forsane Alizza, dissous en 2012 par le ministère de l'Intérieur. Il s'était vanté en décembre de savoir manipuler des explosifs, ce qui avait alerté les autorités, a souligné une autre source proche de l'enquête.

Sa garde à vue a été levée lundi midi.

Il devait être déféré au parquet national antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", "fabrication d'un engin explosif en relation avec une entreprise terroriste" et "détention et transport de produits explosifs ou de substances destinées à entrer dans la composition d'engins explosifs en vue de préparer des dégradations dangereuses ou des atteintes aux personnes, en relation avec une entreprise terroriste", a précisé la source judiciaire.

Au cours de la "visite domiciliaire", une cocotte-minute contenant de la poudre noire ainsi que des boulons, trois grenades à main artisanales remplies de poudre noire et de boulons, du matériel électrique et de la poudre noire avaient été découverts, selon une des sources proches du dossier.

Les gardes à vue des deux autres suspects interpellés jeudi, sa compagne et un proche chez qui il se trouvait au moment de son arrestation, ont été levées dimanche, sans qu'ils fassent l'objet de poursuites.

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