Exactions en marge de la Marche pour le climat à Paris, 1.000 manifestants "radicaux" selon la préfecture

Exactions en marge de la Marche pour le climat à Paris, 1.000 manifestants "radicaux" selon la préfecture
Un manifestant dans un nuage de gaz lacrymogène, le 21 septembre 2019 à Paris

AFP, publié le dimanche 22 septembre 2019 à 13h57

Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées: des exactions ont été commises par des "individus violents" de la mouvance black bloc au début de la Marche pour le climat à Paris, où 1.000 manifestants "radicaux" ont été signalés par la préfecture de police (PP).

Selon les autorités, un cortège de militants radicaux "black bloc" s'est très vite constitué au sein de la Marche qui a débuté vers 14H30 sur le boulevard Saint-Michel, au niveau du jardin du Luxembourg.

"Exactions en cours par des individus violents. Les #FDO (forces de l'ordre) interviennent et répliquent avec des moyens lacrymogènes. Désolidarisez-vous des groupes à risques", a tweeté la préfecture.

Les policiers sont intervenus à partir de 15H00 pour disperser ces militants radicaux, au nombre d'environ 150 personnes, selon une source proche du dossier. Au total la préfecture de police a estimé à un millier les manifestants radicaux de la mouvance de l'ultra-gauche et des "gilets jaunes", présents dans la manifestation.

Selon une journaliste de l'AFP, les forces de l'ordre ont fait usage sur le boulevard Saint-Michel de nombreux gaz lacrymogènes et ont également tiré avec des lanceurs de balle de défense (LBD), arme controversée responsable de nombreuses blessures lors de précédentes manifestations des "gilets jaunes".

Peu avant le croisement des boulevards Saint-Michel et Port-Royal, de petits groupes s'en sont pris à une banque, des abribus, ont tenté de démonter un chantier pour confectionner des barricades, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des poubelles et des scooters ont été incendiés sur le boulevard, entraînant une riposte musclée des forces de l'ordre, qui ont fait reculer les manifestants, scindant en deux la marche. Un peu plus loin, la devanture du centre culturel égyptien a été saccagée.

Tracés sur les murs ou scandés, des slogans hostiles à la police sont apparus : "Police nationale milice du capital" ou "On est plus chaud, plus chaud, que la lacrymo".

Peu avant 16H00, Greenpeace et Youth For Climate ont appelé à quitter la manifestation parisienne à cause des violences.

Une partie du cortège poursuivait la marche sur le boulevard Port-Royal, où quelques jeunes vêtus de noir et masqués se trouvaient toujours parmi les manifestants, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont pour mission d'intervenir rapidement dès que des attroupements se forment, a expliqué la PP. Quelque 7.500 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés pour cette journée sous haute tension pour les autorités.

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