Ex-figure des "gilets jaunes", Christophe Chalençon condamné pour "provocation à s'armer contre l'Etat"

Ex-figure des "gilets jaunes", Christophe Chalençon condamné pour "provocation à s'armer contre l'Etat"
Christophe Chalençon, en mai 2019, à Lourmarin

publié le jeudi 22 avril 2021 à 17h24

Il avait notamment appelé à un "soulèvement national", appelant même à "l'insurrection".

L'ancienne figure des "gilets jaunes" Christophe Chalençon a été condamné jeudi 22 avril à 6 mois de prison avec sursis pour "provocation à s'armer contre l'autorité de l'Etat", a-t-on appris auprès du procureur de Carpentras (Vaucluse). Selon le magistrat, un tel cas de condamnation pour ce délit est "rarissime".

L'ex-porte étendard des "gilets jaunes" du Vaucluse, qui avait conduit une liste aux élections européennes, a également été condamné à cinq ans d'interdiction de droits civiques.

Selon le procureur Pierre Gagnoud, Christophe Chalençon a en revanche été relaxé du chef de "provocation à un attroupement armé". Il a aussitôt interjeté appel, a précisé le magistrat. "Il n'y a quasiment aucune jurisprudence en la matière (la provocation à s'armer contre l'Etat) notamment depuis l'entrée en vigueur du nouveau code pénal en mars 1994", a précisé le procureur.

Le 29 octobre, quelques heures seulement après l'attaque au couteau de la basilique de Nice, Christophe Chalençon appelait à un "soulèvement national", et parlait même d'"insurrection" dans une vidéo postée sur Facebook. Lors de son procès, selon La Provence, le forgeron assumait être un "opposant politique", dénonçant une censure: "On veut me faire taire".

Christophe Chalençon avait été au coeur d'une polémique début 2019 lorsqu'il avait rencontré en France Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 étoiles, ce qui avait entraîné le rappel par Paris, pour une semaine, de l'ambassadeur français en Italie.

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