Évasion de Redoine Faïd : les surveillants avaient alerté sur la menace de "passage à l'acte"

Évasion de Redoine Faïd : les surveillants avaient alerté sur la menace de "passage à l'acte"
Des policiers inspectent la voiture utilisée par Redoine Faïd et ses complices pour s'évader, le 1er juillet à Aulnay-sous-Bois
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Orange avec AFP, publié le mardi 03 juillet 2018 à 08h30

Neuf jours avant la cavale de Redoine Faïd, un surveillant avait envoyé un mail envoyé à sa hiérarchie pour mettre en garde sur le risque d'évasion. L'agent avait même demandé le transfèrement du détenu dans une autre prison, selon plusieurs médias.

À la prison de Réau, en Seine-et-Marne, plusieurs agents sont formels : le comportement de Redoine Faïd avait changé, ces derniers temps.

Le détenu, qui s'était déjà évadé une première fois d'une prison lilloise en 2013, s'intéressait à des détails pratiques de la prison. Inquiets, les surveillants ont tenu à alerter leur hiérarchie. Un cadre de l'établissement pénitentiaire a ensuite relayé ces craintes à l'administration pénitentiaire, indique France Info mardi 3 juillet, confirmant une information du Figaro et de LCI.



Dans son mail, le cadre évoque "une menace sérieuse de passage à l'acte" et demande à ce que le détenu soit transféré vers un autre établissement. Le transfèrement avait été approuvé et devait avoir lieu dans le courant du mois de septembre. L'auteur du mail initial avait alors répondu que ce délai n'était "pas raisonnable". Il a également déploré une "décision très dangereuse". "Nous prenons des risques graves et sérieux de trouble à l'ordre public, sans compter le risque de violences très graves voire irréversibles sur nos personnels", a-t-il écrit.



Redoine Faïd, 46 ans, s'est fait la belle dimanche 1er juillet dans un hélicoptère qui s'était posé dans la cour d'honneur de la prison de Réau, qui n'est pas protégée par un filet. Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur tout le territoire pour tenter de rattraper le fugitif.

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