Eure : la principale d'un collège organise un exercice attentat sans prévenir les professeurs

Eure : la principale d'un collège organise un exercice attentat sans prévenir les professeurs
Les membres du Raid simulent une attaque terroriste à Toulouse en prévention de l'Euro-2016, le 14 avril 2016.

Orange avec AFP, publié le lundi 04 septembre 2017 à 22h30

POLÉMIQUE. Face à des policiers cagoulés simulant une attaque terroriste, certains professeurs du collège Alphonse-Allais de Val-de-Reuil ont fini en pleurs, révèle France Bleu.

La pré-rentrée fut loin d'être de tout repos pour les enseignants du collège Alphonse-Allais de Val-de-Reuil (Eure), à une trentaine de kilomètres de Rouen.

Alors qu'ils étaient rassemblés vendredi 1er septembre, lors de plusieurs ateliers autour de la prévention, les professeurs ont vu débarquer deux policiers municipaux, cagoules sur la tête, révèle France Bleu Normandie lundi.

Pour simuler une attaque terroriste, les agents ont lancé des pétards dans la cour et même poursuivi les professeurs dans l'établissement. Certains ont couru se cacher, d'autres ont fini en pleurs, rapporte la radio. Et pour cause : la principale n'avait pas prévenu les enseignants d'une telle initiative. Des riverains du collège ont même appelé la police, croyant qu'un véritable attentat était en cours.

LA PRINCIPALE DANS SON DROIT

Le syndicat SNES-FSU, qui a été contacté par une professeure ayant participé à la journée, a assuré que des pétards avaient bien été tirés et a joint le rectorat, qui a appelé la principale. Cette dernière avait tout à fait le droit d'organiser cet exercice, car elle entre dans le cadre des actions de formation. Marc-Antoine Jamet, le maire de Val-de-Reuil, estime que cette intervention n'est pas "aberrante" mais que l'explication a peut-être été insuffisante, rapporte France Bleu.

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313 commentaires - Eure : la principale d'un collège organise un exercice attentat sans prévenir les professeurs
  • C'est surtout l'irruption de policiers casqués et armés de la BRI qui a dû choquer les enseignants car, comme l'article le précise, ils ne savaient pas, n'avaient pas été mis au courant de l'exercice aux allures de farce de très mauvais goût. Ce n'est pas parce que les terroristes ne préviennent pas que la police doit faire pareil, qui plus est devant des élèves! Il me paraît évident que la directrice va devoir rendre des comptes à l'Inspection pour cette initiative dangereuse!

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    VOSGESPAT  (privé) -

    Non la directrice n'aura pas de comptes à rendre, elle est libre d'organiser un exercice pour tester la faculté de ses enseignants à réagir en cas d'attaque de terroristes, tous comme toutes sortes d'exercices tel qu'incendie ou autres.

  • La plupart des réactions et commentaires saluent l'initiative de Mme la Principale en disant, fort justement, que de vrais terroristes ne préviendraient pas. Et le Rectorat précise qu'elle était dans son droit et préparait ainsi la sécurité des élèves. Donc, pour résumer ces posts, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que les "profs", ces nantis fainéants, ont montré leur vrai visage, celui de couards.

    Maintenant, examinons les faits un peu autrement, car comme l'écrit Alfalpha : "Entre droit et bon sens il n'y a pas qu'un pas...".
    Les enseignants ne sont ni formés ni équipés pour arrêter des terroristes, donc en l'absence d'élèves à mettre en sécurité (c'était la pré-rentrée pour ceux à qui ce détail a échappé), la meilleure réaction était de s'abriter et mieux de se cacher. Que certains aient craqué au point de pleurer n'est certes pas très glorieux, mais j'aimerais voir à quel point le comportement de tous les donneurs de leçons serait héroïque dans une telle situation... Je rappelle aussi que contrairement à la clientèle d'une boîte de nuit, les enseignants n'ont pas presque tous moins de trente ans et une bonne condition physique. Et j'aurais aussi aimé voir la réaction de la principale si l'initiative avait été prise par l'IA et la Police Nationale sans la prévenir.
    Les policiers municipaux se sont certainement bien amusés au dépens des "profs", mais il est heureux qu'aucun de ceux-ci n'ait réagi en en frappant un avec ce qui lui tombait sous la main.
    Pour comprendre les motivations du maire, il faudrait savoir comment se passent les Conseils d’Établissement quand il y siège.
    Quelques commentateurs écrivent que le bruit d'un pétard n'est pas celui d'un coup de feu, mais même pour qu'un "connaisseur" les distingue, il faut qu'ils ne soient pas trop atténués et déformés par les réflexions sur les murs; or, les pétards ont été jetés sur la cour et rien n'indique la configuration d'ensemble du collège, en particulier la position de la salle où a eu lieu l'attaque par rapport à ladite cour, et si les pseudo terroristes ont surgi à ce moment, personne n'a eu le loisir d'aller s'informer.
    En résumé, cette initiative fut stupide.

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    VOSGESPAT  (privé) -

    Belle littérature, mais sachez que tout enseignants ou personnes qui à en charge des jeunes a la le devoir et l'obligation avant de quitter sa classe, l’établissement ou lieu ou il se trouve, de protéger et de mettre en sécurité les jeunes dont il à la charge, tout manquement à ses devoirs serait considéré comme non assistance à personne en danger, et les poursuites judiciaires qui en découleraient, laisseriez vous enfants seul face à une menace pour pouvoir sauver votre"peau???? tout comme le capitaine d'un navire à le devoir de mettre en sécurité et d'organiser le sauvetage de ses passagers, de son équipage avant de quitter le bateau, je me demande qu'elle attitude auraient eu ces enseignants si cela avait été un réel attentat avec ou sans élèves.

    En cas d'attentat réel dans les mêmes conditions, c'est-à-dire sans élèves, la réaction des enseignants aurait probablement été la même que celle qu'ils ont eu en croyant à un attentat : tenter de se mettre à l'abri.
    Quant à savoir ce qu'ils feraient s'il y avait des enfants lors d'une attaque, nul ne peut vraiment le dire, pas plus que vous ne pouvez dire ce que serait votre comportement dans un tel cas ou ce qu'il aurait été lors de cette simulation.
    Dans certaines écoles américaines, on apprend aux professeurs et aux élèves à foncer tous ensemble sur un agresseur en se couvrant - de façon très relative - avec chaises et cartables, autrement dit à admettre que certains y laisseront la vie mais que d'autres en réchapperont. À ma connaissance, ce n'est pas l'approche française, mais il y a sur le même article une réaction de jyvi qui expose clairement son avis sur les limites des consignes officielles de confinement et que vous pouvez lire.

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    VOSGESPAT  (privé) -

    Encore de la littérature pour ne rien dire!!!!!!

  • Combien de ces profs maintenant vont poser des congés et être traumatisés? Les relations profs-principale maintenant, ça va être la joie, cette année.
    Heureusement qu'il n'y avait pas les élèves, mais eux aussi vont en pâtir.
    Bon courage à tous.

    Vous posez de bonnes questions. La principale s'est fait mousser, mais elle a probablement "plombé son bahut" jusqu'à son départ.

  • Bah c est positif...on est en conditions réelles....quand les terroristes attaquent, ils ne préviennent pas 24h avant...!!

    bon y a du risque quand mème... un enseignant plus courageux que les autres, se saisit d une arme de fortune...et tabasse un des faux policiers...cela peut etre grave...le temp qu intervienne la proviseur pour gérer la situation...

    Et vous mettez le feu pour les exercices incendie aussi ?

  • les terroristes ne previennent pas quand ils passent à l"acte ,,de tels exercices sont necessaire!! il faut voir déja quand il y a des exercices incendie tout va bien ,mais un feu réel ,c'est la panique