Eure : des surveillants pénitentiaires manifestent après deux agressions en prison

Eure : des surveillants pénitentiaires manifestent après deux agressions en prison
Face à la montée des violences, les surveillants réclament plus de moyens techniques.

, publié le samedi 08 février 2020 à 20h30

Face à la montée des violences dans le centre de détention de Val-de-Reuil, dans l'Eure, des surveillants pénitentiaires ont tenu un piquet de grève samedi dès 6 heures du matin. En l'espace de deux jours, la prison a connu deux agressions.

Le mouvement s'est levé à 10 heures, après que la direction eut accepté certaines revendications des grévistes.

Ils étaient des dizaines samedi 8 février pour dénoncer la "gestion catastrophique des détenus les plus dangereux" devant le centre de détention de Val-de-Reuil dans l'Eure. Dès 6 heures du matin, environ 80 surveillants ont installé un piquet de grève devant l'entrée de la prison, théâtre de deux agressions en deux jours. Les grévistes ont mis un terme à leur mouvement vers 10 heures, après les réponses favorables de la direction à une partie de leurs revendications. 


"C'est beaucoup trop pour les surveillants"

"La mobilisation n'a entraîné qu'un retard des parloirs qui ont été bloqués", a-t-on expliqué à l'accueil de l'établissement pénitentiaire. Certains surveillants qui devaient prendre leur service à 7 heures ont débrayé une demi-heure. Le syndicat FO Pénitentiaire, majoritaire dans l'établissement, a organisé ce mouvement après qu'un surveillant eut été agressé au visage avec un stylo par un détenu vendredi. Le surveillant, qui a été hospitalisé, a porté plainte contre le détenu, déjà condamné pour des faits de violences en détention. Deux jours plus tôt, un détenu en avait agressé un autre avec des ciseaux lors d'un atelier couture. 

Les surveillants réclament notamment des moyens techniques supplémentaires, comme de nouvelles alarmes, davantage de caméras de vidéosurveillance, ou encore du personnel supplémentaire. 
 

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