Estrosi (LR) appuie Juppé et veut "une grande formation centrale" de la droite et du centre

Estrosi (LR) appuie Juppé et veut "une grande formation centrale" de la droite et du centre

Le maire de Nice Christian Estrosi le 21 juillet 2017 à Paris

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AFP, publié le mardi 14 novembre 2017 à 16h36

Le maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a appuyé mardi la suggestion d'Alain Juppé d'un rapprochement de la droite et d'Emmanuel Macron en vue des élections européennes, disant vouloir reconstituer "une grande formation centrale" de droite et de centre-droit.

"Nous voyons bien qu'avec Alain Juppé, nous sommes un certain nombre, depuis l'élection présidentielle, depuis Les Républicains du Trocadéro, dont Sens commun s'est emparé, à redouter cette radicalisation de ce qui était autrefois une grande formation de droite et de centre-droit voulue par Jacques Chirac", a déclaré M. Estrosi sur France 2.

L'ancien ministre reproche à son parti, et particulièrement à Laurent Wauquiez, favori de l'élection interne prévue en décembre, de ne pas avoir explicitement appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle.

"Il faut reconstituer dans notre pays une grande formation centrale à l'image de ce qu'était l'UMP. Les Républicains ne sont plus les héritiers ni le prolongement de l'UMP. Nous voyons bien qu'un électorat de droite aujourd'hui est sensibilisé par cette capacité et cette volonté de réforme qu'affiche le président de la République", a dit l'ex-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

"Alain Juppé est maire d'une grande ville comme moi". "Nous sommes des progressistes, nous sommes des réformistes", "nous sommes au-dessus de cette mêlée, et nous voyons bien que nous devons rassembler ces forces qui veulent de la réforme". "C'est une évidence qui va se faire tout doucement en agrégeant ici et là les sensibilités différentes", a-t-il dit.

Un tel rapprochement, "j'y suis opposé" car "une grande force centrale, c'est l'assurance que demain nous aurons en France les extrêmes au pouvoir", a en revanche déclaré Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et désormais rival de M. Estrosi, sur RMC et BFMTV.

"Rentrer dans le piège d'Emmanuel Macron, qui est de dire: tout le monde aujourd'hui doit être contraint de penser autour de moi la même chose, et je ne veux plus qu'existent que les extrêmes, le reste tout est effacé, moi, personnellement je trouve que ce n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la démocratie", a insisté M. Ciotti, soutien de Laurent Wauquiez.

La députée de Paris Brigitte Kuster a aussi estimé dans un communiqué que les déclaration de M. Juppé étaient une "erreur". "D'abord parce que se présenter comme +central+ dans un pays où un nombre considérable de Français, pour ne pas dire la majorité d'entre eux, considèrent l'Europe avec scepticisme, risque de passer pour de l'arrogance".

Ensuite "la droite est depuis toujours traversée par des courants d'idées qui ne partagent pas strictement la même vision de l'Europe, et l'écart peut même paraître important entre souverainistes et tenants de l'intégration ; mais aucun n'appelle à rompre avec l'idéal européen et ne le fera jamais".

Pour Mme Kuster, "Alain Juppé semble, en réalité, moins s'adresser à Emmanuel Macron qu'à Laurent Wauquiez, et ce dans l'unique but de l'affaiblir". "Nul ne peut lui nier le droit de contester les idées de Laurent Wauquiez -qui a par ailleurs rappelé son engagement européen-, mais sa responsabilité, dès lors qu'il n'est pas candidat lui-même, n'est pas de mettre en danger sa propre famille politique", conclut-elle.   

 
173 commentaires - Estrosi (LR) appuie Juppé et veut "une grande formation centrale" de la droite et du centre
  • les lâches, n'abandonnent pas les lâches en voila un exemple frappant.

  • Il a juste oublié le temps ou il côtoyait le FN de Jean Marie LE PEN dans les années 80 !

  • Le PS s'est délité. La droite est en train de vivre sa révolution. Le Centre, si décrié, est en train de se construire, mais est-ce vraiment le centre. C'est plutôt une agrégation des compétences, ni à droite, ni à gauche (mais qui sait encore ce que veulent dire droite et gauche), des compétences réformatrices, capables de donner une nouvelle impulsion au pays, de la sortir de l'ornière dans laquelle il est depuis trop longtemps enlisé. Macron en est la catalyseur. Les socialistes, en mal de parti et d'avenir ont eu tendance à s'accrocher au wagon. C'était plus délicat à droite, le parti restant bien vivant. Mais la raison commence à l'emporter, les choses se font petit à petit. Juppé apporte sa petite touche. Estrosi suit. D'autres suivront encore, convaincus que la France a besoin de cette évolution.Il restera des marges modérées et des extrêmes tant à droite qu'a gauche. En attendant nous nous dirigeons vers plus d'efficacité et plus de considération internationale pour notre pays.

  • N'est ce pa déjà un peu cela avec de chaque coté des extrêmes (pas extrémistes quoique) à droite Le FN et Wauquiez sans oublier Dupont Aignant, à gauche Mélenchon, Poutou, etc. Reste le PS ou ce qu'il en reste.

  • Ciotti, Wauqier c'est déjà l'extrême droite... appelons un chat un chat, et l'hypocrisie est leur fond de commerce électoraliste.

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