Éric Zemmour blessé au poignet à son meeting, assure son équipe

Éric Zemmour blessé au poignet à son meeting, assure son équipe
Éric Zemmour lors de son meeting à Villepinte, le 5 décembre 2021.

publié le lundi 06 décembre 2021 à 07h40

Blessé après avoir été empoigné par un individu juste avant qu'il ne monte sur scène prononcer son discours, le candidat à la présidentielle s'est vu prescrire par un médecin 9 jours d'incapacité totale de travail, selon son équipe.

Journalistes brièvement mise à l'abri, violences contre des militants de SOS Racisme... Le premier meeting de la campagne présidentielle d'Éric Zemmour a été émaillé dimanche 5 décembre d'une série d'incidents.

Selon son équipe, le candidat aurait par ailleurs été blessé au poignet après avoir été empoigné par un individu juste avant qu'il ne monte sur scène prononcer son discours. Le polémiste s'est vu prescrire par un médecin 9 jours d'ITT, a indiqué à l'AFP Antoine Diers, porte-parole du nouveau parti "Reconquête" du polémiste. 



Un dépôt de plainte est envisagé, a-t-il précisé, en saluant le "courage" du candidat à la présidentielle. Une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à 8 jours peut valoir en cas de condamnation par la justice une peine allant jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, selon le ministère de l'Intérieur.

Après une série d'interventions de soutiens à la tribune, Éric Zemmour est arrivé dans la salle vers 17H30. Au milieu d'une foule en liesse, un individu l'a empoigné. "L'agresseur" a été aussitôt exfiltré, selon l'équipe du candidat. Puis interpellé par la police.

57 interpellations

Avant que le meeting ne démarre, une équipe de l'émission "Quotidien" de Yann Barthès sur TMC a pour sa part été huée par le public aux cris de "tout le monde déteste 'Quotidien'", avant d'être mise brièvement à l'abri, a constaté l'AFP.

Des militants de SOS Racisme menant une action qui se voulait "non violente", en dévoilant des vêtements pour dire "non au racisme, ont eux été agressés par des participants. Cinq personnes ont été blessées, dont deux ont été prises en charge par les pompiers, selon l'association. 
"On voulait faire une action non violente, j'insiste non violente. Les gens se sont levés pour nous frapper" , assure Aline Kremer de SOS Racisme. "Cela fera l'objet de plaintes de la part de militants agressés pour déterminer qui sont les agresseurs et qu'ils répondent de leurs actes", prévient le président de SOS Racisme Dominique Sopo.

Ces personnes de SOS "n'avaient pas à être là, il ne faut pas venir faire de provocation dans notre salle", a réagi de son côté Antoine Diers.

Des incidents ont également eu lieu à l'extérieur. En début d'après-midi, quelques 2.000 manifestants avaient défilé dans les rues de Paris pour "faire taire" Éric Zemmour. Des militants hostiles au candidat d'extrême droite s'étaient aussi regroupés à Villepinte, où 57 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.

 

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