Enseignants, plus de 70 ans... : Emmanuel Macron détaille le calendrier de la campagne vaccinale

Enseignants, plus de 70 ans... : Emmanuel Macron détaille le calendrier de la campagne vaccinale
Emmanuel Macron à Valenciennes, le 23 mars 2021.

publié le mardi 23 mars 2021 à 10h45

Jusqu'à présent, les 65-74 ans étaient éligibles, à condition d'être "atteints d'au moins une comorbidité".

Les personnes âgées de plus de 70 ans et ne présentant pas de comorbidité pourront se faire vacciner à partir de samedi, a annoncé mardi 23 mars Emmanuel Macron en visitant un centre de vaccination à Valenciennes (Nord). Quant aux enseignants, ils seront éligibles à partir de la mi-avril.


"On va faire deux choses" pour "accélérer à partir de ce samedi", a-t-il dit dans le gymnase de l'école Jean Mineur transformé en centre de vaccination.

La première est la mise en place d'un numéro de téléphone dédié pour "aller chercher les plus de 75 ans qui ne se sont pas fait encore vacciner et tous ceux qui n'ont pas réussi à avoir de rendez-vous".

De plus, "on va ouvrir la vaccination aux 70-75 ans", a-t-il ajouté, alors qu'actuellement elle est proposée à tous les plus de 75 ans ou à partir de 65 ans pour les personnes souffrant de comorbidités. "Je veux qu'on organise les choses de manière très méthodique, descendre par tranches d'âge", a-t-il précisé. "C'est une course de vitesse", a ajouté le président, en précisant que l'État allait "envoyer des doses en plus" dans les Hauts-de-France "car la région est très touchée".


"À partir de mi-fin avril, nous allons avoir de plus en plus de vaccins qui vont arriver, cela va nous permettre d'envisager d'avoir des campagnes ciblées sur des professions qui sont exposées, à qui on demande des efforts. Les enseignants en font légitimement partie", a déclaré le chef de l'État.

En échangeant avec des personnes venues se faire vacciner, Emmanuel Macron a réaffirmé "l'objectif d'avoir vacciné mi-avril 10 millions de personnes", ce qui "va permettre de protéger les plus fragiles, les plus âgées ou les personnes qui ont un diabète ou qui sont obèses", et ainsi "de réduire la pression sur le système hospitalier".

Une accélération qui doit se traduire sur le terrain, où il faut vacciner "au maximum", "tous les jours", "matin, midi et soir" car la vaccination est "le cœur de la bataille" contre le Covid-19. "On se bat pour avoir des doses (...) On va changer de dimension à partir d'avril" et "il n'y pas de week-end et de jours fériés pour la vaccination", a ajouté Emmanuel Macron.


À son arrivée au centre, il a échangé avec les élus locaux, dont le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui avait déclaré lundi que "les six millions d'habitants des Hauts-de-France" attendaient "un maximum de vaccins et au plus vite".

Au cours d'un échange avec une femme venue se faire vacciner qui insistait sur la nécessité pour tous d'"être raisonnable", le chef de l'État a souligné: "l'écrasante majorité de nos concitoyens est raisonnable". "Les gens sont inquiets, ont peur et on leur demande beaucoup de contraintes (...) Il y a toujours des gens qui sont irresponsables, il faut essayer de les sanctionner", a-t-il ajouté, deux jours après la tenue d'un carnaval interdit à Marseille.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.