Engorgement des urgences: Buzyn sonne la mobilisation à l'approche de l'hiver

Engorgement des urgences: Buzyn sonne la mobilisation à l'approche de l'hiver

Agnès Buzyn à Paris le 15 novembre 2017

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AFP, publié le jeudi 30 novembre 2017 à 19h31

Agnès Buzyn a réuni jeudi les acteurs du monde de la santé pour "anticiper la période hivernale", souvent synonyme de "situation catastrophique" dans les services d'urgences, confrontés aux épidémies de grippe et au manque de relais en dehors de l'hôpital.

Fédérations hospitalières du public comme du privé, syndicats de médecins libéraux et d'urgentistes hospitaliers, mais aussi représentants des mutuelles ou de la Croix rouge étaient conviés au ministère à Paris dans une démarche "inédite", selon le cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé. 

En hiver, "les tensions sont importantes dans les services d'urgences", a expliqué la ministre à l'issue de la réunion. Mais "il n'y a pas de fatalité (...) à cette situation catastrophique", a-t-elle insisté.

Objectif du rendez-vous ? S'"assurer de la mobilisation de l'ensemble des professionnels", mais surtout "voir comment (...) mieux organiser" l'amont et l'aval des services d'urgences. 

Nombre de patients s'y rendent à défaut d'avoir pu consulter un généraliste, selon la ministre, qui pointe l'"ouverture insuffisante des cabinets" ou le manque de médecins "sur le territoire". 

Il faudra donc s'organiser "avec les médecins libéraux" pour la prise en charge "des soins non programmés", qui feront l'objet d'une mission parlementaire, a-t-elle expliqué.

Annoncée en octobre, cette mission sera lancée "dans les tout prochains jours" et ses conclusions rendues "dans le courant du printemps", a annoncé Mme Buzyn, promettant "des décisions dès 2018". 

"J'ai d'ores et déjà indiqué aux différents syndicats de médecins libéraux que nous ne pouvions pas rester dans la situation actuelle", a-t-elle ajouté, alors que le manque de volontaires pour les gardes la nuit ou le weekend posent problème dans certains territoires. 

Autre source d'engorgement des urgences en hiver, le manque de lits pour "hospitaliser les personnes" qui en ont besoin. Pour la ministre, la solution ne passe pas forcément par l'ouverture de places supplémentaires mais par une meilleure gestion des moyens existants. "Il ne faut pas réclamer toujours plus, de temps en temps il faut repenser les organisations collectives", a-t-elle estimé, plaidant pour la promotion "d'outils d'aides à la gestion des lits". 

Dans un communiqué, le ministère a également précisé qu'un "chantier spécifique (était) lancé sur les conditions de fonctionnement des 644 établissements avec services d'urgence, 104 samu et 466 smur (service mobile d'urgence et de réanimation), leur maillage, la gradation de l'accueil et de la prise en charge des patients".

"On ne va pas tout régler pour cet hiver", a reconnu Mme Buzyn. Mais "en faisant un petit effort d'organisation, nous pourrions très rapidement avoir des améliorations", a-t-elle assuré.

"Il y a beaucoup de boulot", a assuré de son côté le président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, saluant la volonté de la ministre de faire "coopérer" tous les acteurs.

"On gère un état de crise permanent", a-t-il ajouté. 

Mais cette année encore "on fera face", a assuré son homologue de Samu-Urgences de France, François Braun, invitant les patients à "passer par la régulation médicale" et appeler le 15 avant de se rendre aux urgences.

 
42 commentaires - Engorgement des urgences: Buzyn sonne la mobilisation à l'approche de l'hiver
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    Dame-Hermeline  (privé) -

    Rétablir les dispensaires médicaux pour les soins non urgents ne serait pas un mal non plus.

  • et bien le Samu-Urgences de France, devrait se pencher sur le cas du Samu 40 . qui n'est en aucun cas très performant .

  • Elle va finir par battre Bachelot

  • Les Français confondent urgence et cabinet médical
    la bobologie ce fait chez le médecin

    Français , heu pas sur ! ! , mais d'ailleurs comment faire , j'habite depuis un an et demi dans une ville ou les médecins ne prennent plus de nouveaux patients . Il me faut donc faire plus de 30 km pour consulter ou 120 ou j'habitais avant .car beaucoup trop de RSA qui son a la CMU vont chez le médecin pour un oui ou pour un non

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    Dame-Hermeline  (privé) -

    Combovine, j'ai été au RSA et je vous garantis que nous sommes très peu nombreux à aller chez le médecin pour un oui, pour un non. Cessez de poser vos petits jugements préfabriqués sur des gens que vous ne vous donneriez surtout pas la peine de connaître : vous dérapez dans les propos diffamatoires tenus en présence de tiers et l'atteinte à la dignité des personnes. Vous savez combien ça coûte au pénal ?

  • les hôpitaux peuvent aussi ouvrir des consultations de médecine générale 24h sur 24 , comme ça moins de personnes aux urgences !!!!!! ça ne va pas plaire aux syndicats de médecins c'est sur .

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