En visite dans un hôpital, Macron "préoccupé" par le "Covid long"

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Emmanuel Macron et Olivier Véran visitent l'hôpital Foch à Suresnes dans les Hauts-de-Seine, le 22 avril 2021
Emmanuel Macron et Olivier Véran visitent l'hôpital Foch à Suresnes dans les Hauts-de-Seine, le 22 avril 2021
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© AFP, CHRISTIAN HARTMANN, POOL
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publié le jeudi 22 avril 2021 à 17h44

Emmanuel Macron s'est dit jeudi très "préoccupé" par le "Covid long" avec lequel il va falloir "vivre durablement", 10 à 15% de ceux qui ont eu la maladie avec des symptomes en souffrant, selon les soignants qu'il a rencontrés à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine).

"Le Covid long nous préoccupe beaucoup avec le ministre" de la Santé, Olivier Véran, également présent lors de la visite, a lancé le chef de l'Etat.

"Les recherches sont engagées et notre système de santé s'adapte. Il nous faut apprendre, reconnaître et prendre en charge les patients", a-t-il ajouté au même moment dans un message publié sur Twitter.

Lors de la visite, Emmanuel Macron s'est fait longuement expliquer les symptômes et pistes de traitement du Covid long, et notamment le rôle-clé des kinésithérapeutes, dont les praticiens en ville pourraient être formés alors que l'hôpital ne peut absorber tous les patients.

Lors d'une déambulation, un malade a expliqué au président avoir "eu le Covid en avril 2020, puis rechuté en septembre". "J'ai toujours du mal à retrouver mon souffle mais aussi à me  concentrer, à trouver les mots", a-t-il poursuivi.

Un autre, au bord des larmes, a confié son désarroi de ne pas avoir complètement retrouvé l'odorat et, surtout, connaître "des pertes de mémoire", alors qu'il a "un bébé de sept mois". 

L'Elysée avait souligné mercredi que "l'adaptation du système de santé pour assurer la prise en charge du Covid long et l'engagement des recherches nécessaires à la connaissance de ces symptômes représente aujourd'hui un enjeu majeur". 

L'Assemblée Nationale a voté à l'unanimité le 17 février une résolution visant à reconnaître et à prendre en charge les complications à long terme du Covid-19.

Elle recommandait aussi de "faciliter la reconnaissance en tant que maladie professionnelle des affections causées par les formes graves" de cette maladie dans les cas où celle-ci aurait été contractée au travail, alors qu'aujourd'hui, la maladie professionnelle n'est reconnue qu'aux seuls soignants avec des séquelles respiratoires. 

Lors de sa visite, le président de la République - qui a lui aussi souffert du Covid en fin d'année dernière - s'est prêté à un test de reconnaissance d'odeur, utilisé lors de bilans odorat pratiqués dans cet hôpital de la banlieue ouest de Paris, par le professeur Jérôme Lechien.

En reniflant l'éprouvette, Emmanuel Macron a reconnu une odeur "d'agrume". Mais, selon le médecin, il n'a pas su identifier précisément les effluves d'orange.

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