En difficulté financière, l'association "Ni putes ni soumises" expulsée de ses locaux

En difficulté financière, l'association "Ni putes ni soumises" expulsée de ses locaux
Une réunion publique de Ni putes ni soumises, en 2010 (illustration)

, publié le lundi 30 décembre 2019 à 11h40

L'association féministe ne dispose plus des fonds suffisants pour maintenir son accueil de jour pour les femmes victimes de violences. "Ce que je ne comprends pas, c'est le silence", déplore la présidente de la structure, dont les subventions ont été coupées en 2019.

"On est contraints de partir de nos locaux parce que faute d'argent, on ne peut plus payer notre loyer".

Stéphanie Rameau présidente de "Ni putes ni soumises" a fait part des difficultés connues par l'association féministe, qui doit fermer sa plateforme d'accueil physique faute de moyens. Les locaux, situés à Montreuil (Seine-Saint-Denis), permettaient un accueil de jour pour les femmes, "tous les jours de 10h à 17h", explique t-elle ce lundi 30 décembre à l'antenne de RTL.

Un "problème" avec la laïcité?

Interrogée sur le rôle des autorités, Stéphanie Rameau dit ne pas chercher le "bras de fer. "Je n'ai pas de réponse de Marlène Schiappa. On a fait des demandes, on n'a pas eu de réponses (...). "Ce que je ne comprends pas, c'est le silence"", poursuit-elle affirmant "qu'on nous avait promis qu'on serait pas expulsés".

"Quand on voit les gens qui se réjouissent des difficultés de Ni putes ni soumises, on peut s'inquiéter", déplore t-elle, évoquant un "problème" autour des questions de laïcité. "On est une association universaliste, mixte. Pour nous la laïcité, c'est la seule garante de l'égalité femmes/hommes et c'est peut-être là où est le problème en ce moment", ajoute t-elle. "On a déjà fait cet appel aux dons. Il nous faudrait de quoi payer un loyer, prendre un salarié parce que les demandes sont importantes".
 

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