En Corse, deux explosions criminelles touchent des résidences secondaires

En Corse, deux explosions criminelles touchent des résidences secondaires
Une plage près de Brando en Haute-Corse.

publié le dimanche 16 janvier 2022 à 15h59

Aucun blessé n'est à déplorer mais les explosions ont fait d'importants dégâts.


Les faits se seraient produits peu avant 23 h samedi soir 16 janvier à Erbalunga, marina de la commune de Brando (Haute-Corse), a informé le procureur de la République de Bastia. Les déflagrations ont fait des dégâts importants mais aucun blessé a précisé Arnaud Viornery. 

"Des investigations sont en cours pour déterminer la nature de l'explosif utilisé. Les dégâts causés démontrent tout de même une certaine expertise", a précisé le magistrat.


Une enquête a été ouverte par le parquet de Bastia et confiée à la section de recherches de la gendarmerie.

Aucune revendication ni inscription n'a été constatée par les enquêteurs à ce stade des investigations.

Les habitations appartiennent à des propriétaires présents depuis de nombreuses années dans le village. L'une est située en bord de mer, la deuxième se trouve plus proche de l'intérieur de la commune. L'un des propriétaires réside en France, dans l'hexagone, l'autre est Italien.

"Ce sont des personnes qui viennent quelques mois dans l'année, mais qui font partie de la vie du village," a précisé Patrick Sanguinetti, le maire de Brando, en ne cachant pas son incompréhension: "Si le message est politique, il serait inaudible. Ce ne sont pas des spéculateurs. Beaucoup d'habitants sont choqués par ces actions."

En novembre, une "explosion d'origine criminelle" avait détruit partiellement une résidence en construction à Corte (Haute-Corse), sans faire l'objet de revendication. Début septembre, une tentative d'attentat avait aussi visé quatre bungalows appartenant à un continental près d'Ajaccio. Revendiquée par le groupe indépendantiste clandestin FLNC, cette tentative fait l'objet d'une enquête du parquet antiterroriste (Pnat). 

Le 3 septembre, le mouvement clandestin avait menacé d'un retour à la lutte armée sur l'île si l'État français poursuivait "sa politique de mépris".

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