Emmanuel Macron ouvert au report de la suppression de la taxe d'habitation pour les plus aisés

Emmanuel Macron ouvert au report de la suppression de la taxe d'habitation pour les plus aisés
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 14 juillet 2020 à 20h31

Celle-ci était initialement prévue en 2023.


D'après une information du journal Les Echos, le président de la République souhaiterait encore décaler de quelques années cette mesure.  Conséquence de la crise sanitaire, le gouvernement escompterait reporter cette mesure qui représenterait, au cours des prochaines années, un véritable manque à gagner fiscal. Avec ce report, Bercy pourra donc compter sur 2,4 milliards d'euros en 2021, et 2,9 milliards en 2022 de recettes. « Une option possible serait de décaler un peu, pour les plus fortunés d'entre nous, la suppression de la taxe d'habitation, ce qui peut être quelque chose de légitime en période de crise », a ainsi déclaré le chef de l'Etat lors de son interview du 14 juillet.
 


Après avoir balayé l'idée d'une hausse des impôts, Emmanuel Macron ouvre donc la possibilité de repousser cette mesure phare. 
 Et de poursuivre : « l'esprit de justice, sans envoyer un signal désastreux, pourrait être de dire : ceux qui payent la taxe d'habitation pour lesquels elle n'avait pas encore baissé, on pourrait prendre quelques années », en évoquant le « bon sens ». Pour les 80 % de Français les plus modestes, la disparition de cette taxe commencée en 2018 sera complète cet automne (elle l'est même déjà pour les ménages mensualisés), rappelle Les Echos. Le manque à gagner pour les finances publiques s'élève déjà à 10 milliards d'euros. Mais l'exécutif devra faire attention à un éventuel nouveau rappel à l'ordre du Conseil Constitutionnel qui pointait dès son annonce l'inégalité de cette mesure appliquée à une partie seulement des Français.  « C'est un décalage de court terme, pas un renoncement. A priori, nous pourrions décaler d'un an cette suppression totale sans risque d'inconstitutionnalité », explique une source gouvernementale pour Les Echos.

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