Emmanuel Macron giflé : l'auteur est sorti de prison et n'a "aucun regret"

Emmanuel Macron giflé : l'auteur est sorti de prison et n'a "aucun regret"
Emmanuel Macron, le 8 juin 2021 à Tain l'Hermitage.

publié le samedi 11 septembre 2021 à 10h27

Interrogé par BFMTV après sa libération de prison, Damien Tarel a expliqué qu'il irait peut-être dans l'après-midi à la manifestation contre le pass sanitaire.

Trois mois après avoir fait la Une de l'actualité pour avoir giflé Emmanuel Macron, Damien Tarel est sorti de prison samedi 11 septembre. Il avait été condamné le 10 juin dernier à 18 mois de prison, dont quatre ferme, soit deux jours après avoir agressé le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme) et aussitôt incarcéré à la prison de Valence. 



Une "sortie de prison discrète", selon France Bleu, qui rapporte que le jeune homme a quitté l'établissement à bord d'un véhicule "vers 7 heures du matin, soit deux heures avant l'horaire prévu".

Selon la radio, les autorités voulaient éviter une sortie trop médiatisée. Mais la nouvelle a rapidement fait le tour des médias. 

Interrogé par BFMTV, le jeune homme de 28 ans a assuré n'avoir "aucun regret" quant à son geste et qu'il serait "peut-être" ce samedi après-midi à la manifestation "contre le pass sanitaire". "J'ai eu beaucoup de lettres de soutien", a-t-il assuré. "Je pense que si j'ai pu tenir, c'est grâce à tous les soutiens qui m'ont envoyé notamment des livres", a-t-il ajouté.


"C'est ma priorité, en étant sorti de prison, au moins pour le symbole, de rejoindre ce mouvement qui conteste la décision du pass sanitaire", a-t-il affirmé par la suite. "Aujourd'hui, le seul moyen de s'exprimer sont les manifestations", a-t-il estimé, dénonçant "un peuple muselé". 

"La violence physique je la déplore, néanmoins c'était juste un petit soufflet, je pense que Macron s'en est remis extrêmement bien, on n'est pas sur un tabassage", a-t-il jugé. "Quand je suis venu ce jour-là, j'étais venu contester le Président Emmanuel Macron", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter : "Je ne pense pas que la démocratie c'est voter une fois tous les cinq ans pour un représentant qui ne représente pas grand-monde au final", croit-il savoir.




Lors de son procès le 10 juin, Damien Tarel avait assumé son geste et a dit s'être senti "investi" par les "gilets jaunes" et le "peuple français". "J'estime que les gilets jaunes et le peuple français s'expriment mais que leur avis n'est pas écouté", déplorait-il, assurant que "la violence physique n'est qu'un dernier refuge".

Il avait expliqué son geste par la "démarche élective" du président. "Quand j'ai vu son regard sympathique et menteur, qui voulait faire de moi un électeur, j'étais rempli de dégoût, expliquait-il. J'ai vu des gens se faire expulser par la gendarmerie, ça m'a donné un sentiment d'injustice."



 

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