Emmanuel Macron giflé : des armes et un exemplaire de "Mein Kampf" retrouvés chez l'un des deux interpellés

Emmanuel Macron giflé : des armes et un exemplaire de "Mein Kampf" retrouvés chez l'un des deux interpellés
Emmanuel Macron prend un bain de foule à Valence, le 8 juin 2021.
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publié le mercredi 09 juin 2021 à 13h30

Deux hommes ont été placés en garde à vue mardi, l'un est suspecté d'avoir giflé le président, l'autre d'avoir filmé la scène. Les motivations du geste restent inconnues à ce stade. 

Des armes et un exemplaire de "Mein Kampf", le pamphlet d'Adolf Hitler, ont été retrouvés au domicile de l'homme soupçonné d'avoir filmé le moment où Emmanuel Macron a été giflé, ont révélé mercredi 9 juin BFMTV, CNEWS, Le Parisien et TF1/LCI, citant des sources concordantes proches du dossier.



Arthur C., Drômois de 28 ans, a été interpellé mardi en compagnie de Damien T., un ami drômois, lui aussi âgé de 28 ans, qui est suspecté d'avoir giflé le président de la République lors de son déplacement à Tain-l'Hermitage.

Ils ont tous deux été placés en garde à vue. Selon franceinfo et France Bleu, le test d'alcoolémie de Damien T. s'est révélé positif. 

L'homme qui a giflé le président est un fan d'histoire médiévale qui suit l'extrême droite royaliste sur les réseaux sociaux, mais que l'on décrit comme apolitique et non violent dans sa commune. Habitant à Saint-Vallier (Drôme), au nord de Valence, il y a fondé deux associations sur les arts martiaux historiques européens - une pratique de combats "tombés dans l'oubli" qui compte 1.500 pratiquants en France - et les jeux de plateau à figurines.

Sur YouTube, Damien T. est abonné à plusieurs chaînes d'extrême droite, comme celle d'Henry de Lesquen, condamné en 2018 pour provocation à la haine et contestation de crime contre l'humanité ; ou royalistes comme celle du Cercle Richelieu. Sa page Facebook indique qu'il "aime" celle du groupe Action Française Lyon, parmi d'autres des mêmes mouvances.

"A ce stade des gardes à vue, les motivations (des interpellés) ne sont pas connues", indiquait mardi le procureur de la République à Valence, Alex Perrin. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. 

Suite à ce geste, la classe politique s'est unanimement indignée. Emmanuel Macron a en Conseil des ministres de nouveau souligné qu'il fallait regarder le geste de cet homme "pour ce qu'il est, un fait isolé d'un individu violent", a souligné à l'issue de la réunion le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en réaffirmant que l'auteur "ne semble pas être Monsieur tout le monde". L'exécutif a par ailleurs indiqué qu'il continuera à aller "au contact" de la population française.
 

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