Élisa Pilarski : son compagnon ne croit pas aux expertises pointant la responsabilité de son chien Curtis

Élisa Pilarski : son compagnon ne croit pas aux expertises pointant la responsabilité de son chien Curtis
Photo d'illustration

, publié le mercredi 04 novembre 2020 à 17h20

Selon son avocat, Christophe Ellul, compagnon d'Élisa Pilarski et maître de Curtis, les expertises "sont en contradiction avec les résultats de l'autopsie" et en demande de nouvelles.

L'enquête autour de la mort d'Élisa Pilarski est sans équivoque, mais Christophe Ellul, le compagnon de la jeune femme et le maître de Curtis, ne compte pas se laisser faire. "A ce stade de l'instruction, les expertises se rejoignent et tendent à démontrer l'implication exclusive du chien Curtis dans les morsures ayant entraîné la mort", a affirmé mardi 3 novembre dans un communiqué l'avocat général Éric Boussuge.



La culpabilité de l'American staff a également été confirmée par les résultats des tests ADN : celui d'Elisa a été retrouvé au niveau de traces de sang sur la babine de Curtis, au niveau de son œil et de son harnais.

Des résultats qui "confirment définitivement l'innocence des chiens" de la chasse à courre qu'Élisa Pilarski a croisé peu avant sa mort, a affirmé la société organisatrice "Rallye la Passion", une conclusion confirmée par une autre source proche du dossier.

L'avocat de Christophe Ellul, Alexandre Novion, a annoncé, selon nos confrères du Parisien ce mercredi, qu'il a néanmoins pris la décision de demander de nouvelles expertises. "Les experts ont condamné, ils ont livré leur reconstitution, leur scénario", a-t-il déploré. Selon lui, ces expertises sont "catégoriques, péremptoires, violentes" pour son client.

Ces expertises "sont en contradiction avec les résultats de l'autopsie, qui évoquaient un choc hémorragique avec l'implication de plusieurs chiens", a ajouté l'avocat de Christophe Ellul.

Une information judiciaire contre X est en cours

Puis de pointer la méthodologie : selon lui, ce sont les photos d'autopsie qui ont permis d'établir la comparaison des empreintes de dents de Curtis avec les blessures de la victime. "J'aimerais voir ces photos, pour comprendre comment elles ont été faites, avec quelle unité de mesure", a affirmé maître Alexandre Novion. "Les morsures sur les membres inférieurs d'Élisa Pilarski étaient trop intriquées. Quand le maillage des blessures est trop fort, il est impossible de les étudier", a ajouté l'avocat.

Élisa Pilarski, 29 ans, était partie se promener en forêt de Retz, dans l'Aisne, avec ce chien, qu'elle connaissait peu selon Me Cathy Richard, l'avocate de sa mère. Elle avait été découverte morte par son compagnon, victime d'après l'autopsie d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures". Christophe Ellul avait mis en cause la meute de chasse, affirmant qu'Élisa l'avait appelé se disant "attaquée par plusieurs chiens".

Une information judiciaire contre X est en cours pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence (...) résultant de l'agression commise par des chiens".

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