Electricité : le mois de février s'annonce "difficile"

Electricité : le mois de février s'annonce "difficile"
(illustration)

publié le jeudi 19 novembre 2020 à 16h40

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili avait indiqué que des coupures de courant ciblées pourraient avoir lieu au cours de "l'hiver", face aux difficultés en alimentation consécutives à la crise sanitaire.

Faute à une crise du Covid-19 qui perturbe la maintenance des sites de production nucléaire, la France pourrait connaître faire face à des difficultés d'approvisionnement électrique en cas de vague de froid au mois de février, a mis en garde le gestionnaire du réseau jeudi 19 novembre.

La situation pour l'hiver est celle d'un "mois de décembre plus serein que prévu, un mois de janvier normalement tendu en cette période statistiquement la plus froide de l'année, et enfin un mois de février difficile", a détaillé le président de RTE Xavier Piechaczyk, lors d'une conférence de presse. Pour cet hiver, RTE a prévenu depuis longtemps que la "vigilance" serait de mise, ce qui a été confirmé jeudi. 

La pandémie de Covid-19 a bousculé le planning de maintenance des réacteurs nucléaires au printemps, au moment où sont habituellement effectués ces travaux en prévision de l'hiver.

La question est particulièrement sensible pour la France, dont la production électrique est à 70% nucléaire. EDF est finalement parvenu à réorganiser ces arrêts et a économisé du combustible pendant l'été afin de conserver des capacités de production pour la saison froide. Certains réacteurs devront toutefois bien finir par être arrêtés: ils devraient être 13 à ne pas produire sur les 56 du parc fin février, contre deux à quatre les années précédentes. Il y aura alors environ 10 gigawatts de disponibles en moins par rapport à fin janvier.  En outre, des incertitudes demeurent sur le moment du redémarrage des deux réacteurs de la centrale de Flamanville (Manche) actuellement à l'arrêt.

"En février, compte tenu de la réduction du parc de production, le risque est accru par rapport aux années précédentes", a souligné Xavier Piechaczyk. "Ce qui poserait problème serait une vague de froid durable, particulièrement intense, ou alors une vague de froid combinée à d'autres facteurs défavorables comme une absence de vent", a-t-il ajouté.
 

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