Église : l'idée de prêtres mariés relancée par un archevêque

Église : l'idée de prêtres mariés relancée par un archevêque
Le pape François délivrant du traditionnel "urbi et orbi", le 21 avril 2019 au Vatican.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 22 avril 2019 à 16h30

L'archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles s'est montré favorable à l'ordination des hommes mariés, pour faire face à la crises des vocations dans l'Église.

Et si des hommes mariés pouvaient devenir prêtres ? Invité de la matinale de France Bleu Provence, l'archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles a en tout cas laissé la porte de la sacristie ouverte. S'il ne s'agit pas de laisser des prêtres se marier, encore moins d'ouvrir les portes de l'ordination aux femmes, qui auraient cependant "une place dans de nouveaux ministère", Monseigneur Dufour aimerait voir d'avantage de candidats en prenant exemples sur d'autres communautés.

"L'ordination des hommes mariés se fait déjà chez les maronites au Liban, chez les Grecs catholiques et chez les Syriens catholiques."

"Si le besoin s'en fait vraiment sentir..."

L'archevêque a immédiatement pris les précautions d'usage, au moment de prononcer ces mots, à l'écho particulier un lundi de Pâques. "Bien sûr j'y suis tout à faire favorable si un jour le besoin s'en fait vraiment sentir et si l'évolution de notre Église le permet". Le débat commence à devenir assez vif au sein de l'Église, puisque Monseigneur Dufour n'est pas le premier à aborder spontanément cette question. En mars dernier, l'archevêque de Poitiers, Pascal Wintzer, s'était montré favorable à l'ordination d'hommes mariés. Comme le rappelle France Bleu Provence, un sondage paru dans Témoignage chrétien révélait une volonté en France de voir la fin du célibat pour les prêtres et l'ordination des femmes.



Voir une prêtresse ou un homme marié devenir prêtre n'est cependant pas pour tout de suite. En janvier dernier, le pape François a rejeté une telle idée. Seules quelques îles isolées du Pacifique pourrait se voir autoriser quelques entorses à ce principe face à la crise des vocations.

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