Éducation : l'écriture inclusive officiellement interdite à l'école

Éducation : l'écriture inclusive officiellement interdite à l'école©Panoramic (photo d'illustration)

publié le jeudi 06 mai 2021 à 20h35

Publiée au Bulletin officiel jeudi 6 mai, une circulaire interdit l'utilisation de l'écriture inclusive à l'école. Une décision soutenue par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

L'écriture inclusive ne va pas voir le jour au sein des écoles françaises. Le Figaro met en avant une circulaire publiée jeudi 6 mai au Bulletin officiel. Elle s'adresse aux personnels du ministère de l'Éducation nationale, aux recteurs d'académie ainsi qu'aux directeurs de l'administration centrale.



Il y est écrit qu'il "convient de proscrire le recours à l'écriture dite 'inclusive', qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique".

Au sein de cette circulaire, certains arguments sont mis en avant pour justifier l'opposition à ce qui est décrit comme « un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit ». Il est expliqué que cela empêcherait l'accès à la langue française pour des enfants victimes de certains "handicaps ou troubles des apprentissages", précise le texte cité par Le Figaro.

L'écriture inclusive, un frein à l'apprentissage pour les plus jeunes ?

Au moment de retranscrire ces textes à l'oral, cela pourrait gêner "la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages notamment des plus jeunes", est-il écrit dans cette circulaire.

En revanche, le texte pousse à la féminisation des termes, notamment les "noms de métiers, titres, grades et fonctions élaborés par le Centre national de la recherche scientifique et l'Institut national de la langue française", rapporte BFMTV qui cite le document. Il y est estimé que cela permet de promouvoir et garantir "l'égalité entre les filles et les garçons".

Cette décision va dans le sens de ce que souhaitait le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Le Figaro souligne que le membre du gouvernement avait montré son opposition à ce que la langue française soit "triturée" ou "abîmée".

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