Edouard Philippe : "Tant que le vaccin ne sera pas disponible en grande quantité, c'est sur la prévention qu'il faut compter"

Edouard Philippe : "Tant que le vaccin ne sera pas disponible en grande quantité, c'est sur la prévention qu'il faut compter"
Edouard Philippe le 29 septembre 2020 à Paris.
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, publié le lundi 14 décembre 2020 à 09h25

COVID-19. La pandémie flambe en Allemagne ces derniers jours et l'Europe reste la zone la plus touchée par le Covid-19 avec près de 236 700 contaminations quotidiennes en moyenne.

En France, où la courbe ne baisse plus et marque un plateau depuis plusieurs jours maintenant, certaines villes ont recours au dépistage massif.

La France se lance cette semaine dans une stratégie de dépistage massif ciblé sur quelques agglomérations, Le Havre (Seine-Maritime) et Charleville-Mézières (Ardennes) pour commencer, dans l'espoir de mieux contrôler l'épidémie en vue du déconfinement. "On va mieux qu'il y a un mois et demi mais la situation n'est pas réglée. (...) Depuis quelques jours, on observe une remontée du nombre de cas, on est désormais passé à 80 cas pour 100 000 habitants. Cela veut dire que même si on a cassé la vague épidémique, on doit être extrêmement attentif à ne pas se relâcher. Sinon, ça repart et on sait comment ça se termine malheureusement", a mis en garde l'ancien Premier ministre, désormais maire du Havre, invité de France Bleu Normandie lundi 14 décembre.

"Face à ce virus, on ne prend jamais suffisamment de précautions et il ne faut jamais exclure qu'il reparte à toute vitesse (...) Tant que le vaccin ne sera pas disponible en grande quantité, c'est sur la prévention qu'il faut compter", estime celui qui a affronté la première vague du virus depuis Matignon.


Le risque de voir l'épidémie exploser en janvier ?

Sur Franceinfo, le maire LR de Charleville-Mézières, Boris Ravignon a lui aussi justifié cette campagne de dépistage massif qui commence dans sa ville. "Il y a une quinzaine de jours on n'était pas à ce niveau mais à un niveau inférieur, mais préoccupant et il ne baissait plus alors qu'on aurait dû avoir les bénéfices du confinement. Cette situation sanitaire nous a motivé à réfléchir aux moyens de faire face aux fêtes de fin d'année où les familles vont se reformer. Pour nous le risque était très grand de voir l'épidémie exploser au mois de janvier à la faveur de ces contacts", a-t-il expliqué.

Deux autres territoires doivent tenter la même opération en janvier, parmi ceux où le virus circule le plus vite en France : Roubaix et Saint-Etienne. La stratégie s'inspire de celle tentée au Royaume-Uni à Liverpool, menée début novembre et dont le bilan a été jugé positif. Toutefois, ce dépistage s'organisant sur le principe du volontariat, les habitants vont-ils se laisser convaincre de se faire tester avant les fêtes ? Dans les Ardennes, la campagne durera jusqu'au 30 décembre. Elle ne durera que cinq jours au Havre.
En Allemagne, où la pandémie "est hors de contrôle" selon le dirigeant de la Bavière Markus Söder, un confinement partiel a été décrété dimanche à partir de mercredi jusqu'au 10 janvier, rappelant celui vécu au printemps lors de la première vague.

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