Édouard Philippe "assume" les conditions de travail difficiles à Matignon

Édouard Philippe "assume" les conditions de travail difficiles à Matignon
Édouard Philippe à Matignon, le 25 mai 2018.

Orange avec AFP, publié le jeudi 31 mai 2018 à 11h30

Quatorze secrétaire et quatre conseillers ont quitté leur poste depuis l'arrivée d'Édouard Philippe à Matignon.

Pressions, horaires à rallonge, menaces... L'ambiance est "malsaine" à Matignon, selon des fonctionnaires au service du Premier ministre, interrogés par BFMTV. Questionné sur le sujet, Édouard Philippe a assuré mercredi 30 mai qu'il "assume" un "engagement total, une exigence totale" dans les services de Matignon.

"Vous avez raison, à Matignon on travaille beaucoup, beaucoup, et j'y veille", a déclaré le Premier ministre en admettant une "pression considérable, notamment parce que les attentes des Français sont considérables".

"Compte tenu de cette pression, compte tenu de l'intensité du travail, on ne peut pas, dès lors qu'on constate que quelque chose ne va pas, espérer que cela va s'arranger et attendre", a souligné M. Philippe, en précisant toutefois qu'il ne s'agissait "pas de licenciement"

"Lorsqu'on demande à quelqu'un de partir, il est réaffecté dans un autre poste administratif", a-t-il ajouté. "Je peux vous dire que l'ensemble des retours que j'ai (...) montre qu'il y a un engagement total au service des Français. J'entends que cet engagement total, cette exigence totale, soient maintenus. Et j'assume", a conclu M. Philippe.

Selon l'Express et BFMTV, 14 secrétaires et 4 conseillers ont quitté leurs postes depuis l'entrée de M. Philippe à Matignon en mai 2017, traduisant des conditions de travail très difficiles. Dans une interview accordée -anonymement- à BFMTV, deux fonctionnaires ont rapporté les difficiles conditions de travail à Matignon. Elles évoquent ainsi ces responsables qui menacent de faire "sauter à tout moment" un collaborateur. Ou ces secrétaires qui assistent des conseillers jusqu'à "3 heures, 4 heures du matin", et qui reprennent le travail dès le lendemain matin, après avoir dormi de "5 heures à 7 heures du matin".

" On est jamais sûr de garder son poste, on ne sait jamais si on finira la semaine", explique à BFMTV l'un de ces fonctionnaires. "On a vu des conseillers pleurer", pointe l'autre.

"On a eu des anciens Premiers ministres qui étaient difficiles, mais non, ce n'était pas aussi dur. Ce n'était pas aussi malsain comme ambiance", indique encore cette personne.

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