Ecoles : une pénurie de chauffeurs de bus menace la rentrée

Ecoles : une pénurie de chauffeurs de bus menace la rentrée©OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

publié le vendredi 05 août 2022 à 13h34

Selon la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), il manque 8.000 chauffeurs pour assurer un service maximal, une situation exceptionnelle, détaille Le Parisien ce vendredi 5 août.

Les élèves pourront-ils tous aller à l'école à la rentrée ? La situation risque de se compliquer pour un certain nombre d'entre eux en raison d'une pénurie de chauffeurs de bus scolaires. En effet, selon la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), représentative des entreprises du secteur, citée dans Le Parisien ce vendredi 5 août, il manque 8.000 chauffeurs pour assurer un service maximal. "Environ 20% des 2 millions d’élèves transportés chaque jour dans des cars pourraient ainsi en souffrir, soit 400.000 enfants et ados", chiffrent nos confrères.



"Il y aura des enfants sans bus" à la rentrée, prévient Ingrid Mareschal, déléguée générale de la FNTV.

"Dans le cas où nous trouvons des candidats, il faudrait au minimum trois mois pour les former avant qu’ils ne deviennent véritablement opérationnels", justifie-t-elle.

Et c'est exceptionnel. "Nous n’avons jamais été confrontés à une telle situation. Nous avons dans le secteur une pyramide des âges assez élevée, avec chaque année des départs en retraite à remplacer et un peu de moins 10.000 personnes à recruter. Cette fois, nous avions 15.000 postes vacants…", explique Ingrid Mareschal, toujours auprès du Parisien.

Des parents d'élèves déjà prévenus

"Dans toutes nos filiales locales, nos agents appellent des chauffeurs partis à la retraite pour leur demander s’ils veulent reprendre une activité, garder du lien social. Nous avons encore un mois pour parvenir à limiter l’impact de la pénurie sur le transport des élèves", s'inquiète Constance Bussereau, responsable de recrutement chez Keolis, auprès du Parisien.

Face à la situation, des parents d'élèves d'Île-de-France sont d'ores et déjà prévenus. "Nous essayons d’alerter les parents d’élèves sur le fait que certains villages ne seront sans doute pas desservis. Malheureusement, nous ne le saurons qu’une semaine avant la rentrée. Nous travaillons sur toutes les solutions possibles", assure Franck Dhersin, vice-président de la région Hauts-de-France en charge des transports. L'une des pistes serait d'aménager les horaires de certains établissements scolaires. L’entourage de Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale l'assure, encore auprès du Parisien : "Nous suivons attentivement la situation".

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