Ecole : Jean-Michel Blanquer "espère" un allégement du protocole sanitaire après les vacances de février

Ecole : Jean-Michel Blanquer "espère" un allégement du protocole sanitaire après les vacances de février©Thomas SAMSON / AFP

publié le mercredi 26 janvier 2022 à 09h50

Dans les écoles, "aujourd'hui, on sait déjà que jusqu'aux vacances de février, il ne devrait pas y avoir de grands changements" du protocole sanitaire, explique le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Le protocole sanitaire dans les écoles pourrait être allégé dès la fin des vacances de février. C'est du moins ce qu'"espère" le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, mercredi 26 janvier sur BFMTV.



"Aujourd'hui, on sait déjà que jusqu'aux vacances de février, il ne devrait pas y avoir de grands changements", a-t-il expliqué.

Et comme les élèves sont en vacances en fonction des trois zones A, B et C, le ministre a estimé que celles-ci "peuvent correspondre à des contaminations différentes, donc on est obligés de parler au conditionnel."

"Il y a des zones de vacances, donc on va regarder ce qu'il se passe zone par zone. J'espère qu'on aura des mesures nationales", a continué Jean-Michel Blanquer.

"Evidemment, nous espérons tous alléger le protocole. J'ai toujours été très enclin à faire peser le moins de contraintes possibles sur les enfants puisqu'ils doivent être notre priorité", a-t-il ajouté.



Au sujet des masques FFP2, "90%" des masques promis ont déjà été livrés au personnel scolaire, a assuré le ministre.

"Une catastrophe éducative mondiale"

Actuellement, "environ 4% des classes sont fermées à l'école primaire. C'est un chiffre assez important, mais ça signifie 96% des classes ouvertes. Certaines classes sont ouvertes, mais avec beaucoup d'enfants absents. Vous avez une réalité très hétérogène", a-t-il tempéré.

"Quand on compare à ce qu'il se passe dans d'autres pays, on se dit que collectivement on a réussi quelque chose d'exceptionnel. On s'en rendra compte a posteriori. Cette histoire de Covid-19, c'est une catastrophe éducative mondiale. J'alerte sur ce point. En France, nous nous sommes épargnés cette catastrophe", a-t-il avancé.

Jeudi 20 janvier, les enseignants étaient en grève, une nouvelle journée d'action pour protester contre la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 à l'école. Après une mobilisation très suivie le 13 janvier, les personnels de l'Education avaient néanmoins peu répondu à cet appel. Le ministère n'avait en effet comptabilisé que 1,15% des enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) et 2,18% dans le second degré (collège et lycée). Sept jours auparavant, ils étaient plus de 38% dans le premier degré et près de 24% dans le secondaire, toujours selon le ministère de l'Education. Près de 78.000 personnes avaient défilé en France à l'appel de tous les syndicats, indiquait alors le ministère de l'Intérieur.

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