Eau "radioactive" : une enquête ouverte après la circulation d'une rumeur sur une contamination

Eau "radioactive" : une enquête ouverte après la circulation d'une rumeur sur une contamination
Une goutte d'eau qui tombe d'un robinet.

, publié le lundi 22 juillet 2019 à 20h00

Le communiqué d'une association sur la présence de tritium dans l'eau potable en Île-de-France avait déclenché un flot de réactions inquiètes. La rumeur avait vite démentie par les autorités. 

L'information est apparue dans un communiqué d'une association  : elle note la présence de tritium, une substance radioactive, dans l'eau du robinet en Île-de-France, sans toutefois que les seuils instaurés par les autorités sanitaires soient dépassés. L'information a été largement reprise et des rumeurs ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, affirmant qu'il ne fallait pas boire l'eau du robinet, en raison d'une contamination. 

Les autorités ont démenti toute dangerosité de l'eau et une enquête a été ouverte pour "publication, diffusion ou reproduction d'informations fausses de nature à troubler la paix publique", après la circulation de la rumeur évoquant une contamination de l'eau, a-t-on appris lundi 22 juillet après du parquet de Paris.



La préfecture d'Île-de-France a ainsi démenti tout "risque pour la santé publique". "Il n'y a pas de problème d'eau, elle est excellente pour toutes les populations", a déclaré samedi Aurélien Rousseau, directeur général de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France. Le Service public de l'eau d'Île-de-France (SEDIF), qui comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010, a également soutenu que l'eau du robinet pouvait être consommée sans risque.

La moyenne de ces relevés est de 9 becquerels par litre, "largement en-deçà" du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est lui de 10.000 Bq/l.

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