Dunkerque : dépistage "exceptionnel" et renforcement des vaccinations face à la flambée des cas de variant anglais

Dunkerque : dépistage "exceptionnel" et renforcement des vaccinations face à la flambée des cas de variant anglais
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 16 février 2021 à 11h17

Selon le maire de Dunkerque, le taux d'incidence des cas de Covid-19 est monté à 618 pour 100.000 habitants contre 515 le week-end dernier et 384 la semaine précédente.

Face à l'aggravation de la situation sanitaire, une campagne "exceptionnelle" de dépistage de Covid-19 va être organisée dans le Dunkerquois et des doses de vaccin supplémentaires allouées, a annoncé lundi 15 février l'Agence régionale de Santé (ARS).




Des tests gratuits, sans rendez-vous et sans ordonnance, auront lieu jeudi et vendredi dans les communes de Bergues, Cappelle-Brouck, Dunkerque et Wormhout pour "faciliter l'accès au test au plus près des lieux de vie ou de travail des habitants", a annoncé l'ARS des Hauts-de-France dans un communiqué. Par ailleurs, 2.400 doses de vaccin Moderna, issues du "stock de sécurité régional", "vont être allouées vers la communauté urbaine de Dunkerque et de la communauté de commune des Hauts-de-Flandre", destinées en priorité aux "personnes vulnérables à domicile", ajoute l'ARS. 

Ces mesures s'accompagneront de la présence de médiateurs à Dunkerque, qui proposeront notamment des tests antigéniques, un traçage pour les personnes positives, et "un accompagnement personnalisés". 

La colère du maire de Dunkerque 

Les environs de Dunkerque connaissent depuis plusieurs jours une aggravation de la situation épidémique, marquée par une part importante de cas de variant britannique  avec "plus de 70% des tests RT-PCR positifs dans certains laboratoires".

Selon le maire de Dunkerque, le taux d'incidence des cas de Covid-19 est monté mardi à 618 pour 100.000 habitants contre 515 le week-end dernier et 384 la semaine précédente.

L'élu divers gauche Patrice Vergriete a par ailleurs dénoncé une nouvelle fois mardi sur BFMTV une non-prise en compte par l'Etat de la situation dans son agglomération. "On a tiré la sonnette d'alarme, fait des propositions. On n'a pas été entendu. L'Etat nous a proposé d'autres mesures totalement inadaptés à notre territoire. Aujourd'hui les collèges et les lycées restent ouverts, alors qu'on continue à dire qu'il faut éviter les regroupements", a-t-il déploré. 

Vendredi, les maires de la communauté urbaine de Dunkerque avaient demandé aux autorités de fermer les collèges et lycées une semaine avant les vacances scolaires et de donner la possibilité de déroger à l'obligation scolaire pour les enfants scolarisés en primaire, mais ils n'ont pas été suivis par l'Etat. Samedi, la préfecture a annoncé que l'arrivée et la sortie des classes seraient décalées dans les écoles maternelles et élémentaires et que les collèges et lycées fonctionneraient "en mode mixte (présentiel/distanciel)".

"On est en alerte épidémique et on n'a pas la réaction de l'Etat attendue", s'est agacé Patrice Vergriete. "A Dunkerque, il y a une totale incompréhension de l'inaction de l'Etat et surtout l'incohérence, l'inadaptation des mesures. On a l'impression que les territoires sont traités de la même manière alors qu'évident ils sont différents. Dunkerque c'est le variant britannique, qui est très contagieux et donc il sature très vite les hôpitaux. Donc il faut faire très vite", a insisté l'édile. 

La veille, il avait déjà dénoncé dans les médias des "mesures déconnectées"
 

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