Droit de visite à l'hôpital : vers un assouplissement des mesures ?

Droit de visite à l'hôpital : vers un assouplissement des mesures ?
Jusqu'alors, l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France préconise, à l'hôpital, qu'"un seul visiteur soit admis par jour"
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publié le dimanche 18 avril 2021 à 15h30

Face à des règles fluctuantes d'accès aux malades en fin de vie, familles comme soignants dénoncent des situations incompréhensibles. 

La droite va déposer une proposition de loi pour rendre, systématiquement possible, la visite de proches de malades afin d'éviter que les patients ne meurent seuls, comme c'était le cas en raison du Covid, annonce Bruno Retailleau. 

Cette proposition de loi "tend à créer un droit de visite pour les malades, les personnes âgées et handicapées qui séjournent en établissements".


"On a laissé mourir des gens, coupés de la tendresse de leurs proches. C'est un manquement au devoir d'humanité", déplore le président du groupe (LR) au Sénat, Bruno Retailleau.

S'il salue "le dévouement et l'abnégation des soignants", il dénonce "des manquements" auquel il veut s'attaquer.



Jusqu'alors, l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France préconise, à l'hôpital, qu'"un seul visiteur soit admis par jour" mais prévoit "en cas de décès imminent" la "possibilité de plusieurs visiteurs". Pour les établissements pour personnes âgées, "en phase terminale, un proche peut être admis auprès du patient en respectant les règles d'hygiène et de prévention", précise l'ARS.

Bientôt un droit de visite quotidien ?

Concernant les droits de visite, c'est le chef de l'établissement de santé qui conserve le pouvoir décisionnaire. Pour Bruno Retailleau, la crise sanitaire ne peut plus justifier le refus de dernières visites. "Un établissement de santé ne peut s'opposer à une visite à laquelle consent un patient", sauf en cas de menace sur l'ordre public ou pour la santé du patient.

Le refus de ces visites devrait être également motivé et très encadré. Concernant les patients en phase terminale, il est prévu de leur garantir un droit de visite quotidien, que l'établissement dans lequel ils sont pris en charge se doit d'organiser", rapporte Le Parisien.
 

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